Sauvons nos glaciers

Publié le 10 mai 2015 par

Shana Lord-Matteau et Marie-Ann Deschamps (2015)

Sauvons nos glaciers

La fonte des glaces en antarctique

Le problème

La fonte des glaciers pose un grand problème et, même si elle se présente à plusieurs endroits, l’Antarctique est l’endroit qui nous fait le plus peur. En effet, les grands glaciers de l’Ouest de l’Antarctique contiennent assez d’eau pour faire monter le niveau des océans d’un mètre. Et la fonte s’accélère.                                                 Source 

L’augmentation de la température

L’accélération de la fonte des glaciers est causée principalement par l’effet de serre. En effet, un rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) démontre que les modèles climatiques  prévoient une augmentation de température comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période de 2081 à 2100, par rapport à la période de 1986 à 2005.

L’augmentation du niveau des mers

La glace va donc fondre et fera augmenter le niveau d’eau des mers. Le rapport du groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2014 prévoyait une augmentation de 26 à 82 cm du niveau de l’eau dans la période de 2081 à 2100 par rapport à la période 1965 – 2005 . En 2007, cette prévision était seulement de 18 à 42 cm de plus d’ici 2100. Ce chiffre a presque doublé!

La modification des courants océaniques

La modification des courants océaniques crée des perturbations climatiques importantes qui se répercutent sur les océans et surtout dans les hautes altitudes. L’effet de serre, provoquant la hausse de la température du cycle de l’eau, conduit à une évaporation plus forte dans les régions chaudes comme l’équateur et les tropiques. De plus, les deux pôles de notre planète sont aussi touchés. Par exemple, l’eau douce enfermée dans les glaciers se mélange avec l’eau salée des mers et comme ces deux eaux n’ont pas la même densité, les courants marins sont modifiés. Les courants marins ont un rôle très important dans le climat mondial. Leur lien avec l’AMO ( l’oscillation multi-décennale de l’Atlantique), un phénomène qui fait augmenter et diminuer les températures de la surface des océans de façon alternée, a des conséquence sur les conditions météorologiques aux États-Unis et en Europe, puisque ces courants marins passent à proximité de ces territoires et affectent leur climat.

  source

Une solution miracle?    

Définition:

Face à ce problème, des chercheurs aux Etats-Unis ont publié des études sur une potentielle solution: la géo-ingénierie. Celle-ci est une manipulation délibérée du climat terrestre pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique, dont la fonte des glaciers en Antarctique. La géo-ingénierie n’est pas une solution pour capter et supprimer le CO2, elle agit seulement pour refroidir la température globale de la Terre.

Explication:

La géo-ingénierie permettrait d’injecter directement dans la stratosphère des particules capables de refléter les rayons solaires et d’ainsi refroidir la planète, les rayons n’entrant donc pas dans l’atmosphère de la Terre. La quantité de particules pourrait être adaptée selon les besoins. Cette solution doit être considérée comme un dernier recours si le réchauffement de la planète devient incontrôlable ou si la recherche de solutions à l’échelle mondiale n’aboutit pas. Il suffirait selon David Keith (un chercheur de l’université d’Harvard) de réduire de 0,5% la pénétration du soleil pour ramener la surface de glaces arctiques au niveau auquel elle était avant l’ère industrielle et l’explosion des émissions de gaz à effet de serre.

Désavantages:

Cette solution comporte aussi des désavantages comme son coût exorbitant, soit 8 milliards de dollars par an, et notre impossibilité à mesurer les effets secondaires potentiels (l’augmentation de la quantité d’aérosols dans l’atmosphère, ce qui pourrait signifier une production accrue de pluies acides, etc.) sur la santé humaine et sur certains projets liés à protection de la biodiversité (comme par exemple, des projets sur le développement durable, les groupes qui protègent la nature, etc). Par contre, comme à dit John Holdren, conseiller scientifique du Président Obama (États-Unis): «Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d’écarter certaines approches. Nous pourrions être assez désespérés pour vouloir utiliser la géo-ingénierie.»

Sources:

Simplement géologie

Les voix du monde

David Suzuki

Le monde

Futurama Science

Sputnik News

Wikipédia: niveau de la mer

Géo-ingénierie

Recongeler l’Arctique