Le Bore, le carburant du futur ?
Publié le 6 mars 2014 par
Par Jade Thivierge (2008)
Le Bore, le carburant du futur ?
Une ressource sous-estimée
Au cours des dernières années, on a souvent entendu parler des impacts négatifs du pétrole sur l’atmosphère. Étant donné qu’il est utilisé comme carburant, lorsqu’il est brulé, il dégage des polluants, par exemple le dioxyde de soufre. Ce n’est qu’une des nombreuses substances qui polluent notre atmosphère. Ceux-ci contribuent également au réchauffement de la planète dont on a finalement reconnu les dangers et les répercussions pour les années à venir.
Nous avons déjà entendu parler de “pic pétrolier”.Ce terme désigne le moment où les réserves de pétrole ont été épuisées. Ce “pic” aurait été atteint en 2006 et, depuis, l’extraction pétrolière diminue d’année en année. Cette diminution a des répercussions entre autre sur le prix du pétrole qui ne cesse d’augmenter.
De plus, on entend souvent parler de naufrages pétroliers et, ce, surtout dans les médias. Ces déversements de pétrole peuvent détruisent un écosystème entier. Malgré l’arrivé de voitures hybrides, le problème persiste. La raison est bien simple : le commerce du pétrole est beaucoup trop rentable. Qui voudrait se débarrasser d’une telle richesse ? Les compagnies automobiles font tout en leur pouvoir pour empêcher les nouvelles technologies, bien que moins polluantes, de gagner le marché.

Les prochaines générations devront s’ouvrir les yeux et remédier au problème. Il n’est pas si loin le temps où nous devrons sérieusement songer à deux possibilités : consommer moins ou encore, trouver de nouveaux produits moins polluants. La société est devenue dépendante des produits qu’on lui offre. Il n’y a pas de mal à utiliser sa voiture lorsque c’est nécessaire. Ce sont les excès qui font que, maintenant, nous devrons penser à de nouvelles façons de se déplacer et de voir les choses. De plus, a-t-on pensé au jour où il n’y aura plus de pétrole à extraire ? On doit se souvenir que le pétrole n’est pas renouvelable, alors, que ferons-nous ?
Au cours de la dernière décennie, des chercheurs ont commencé à faire des expérimentations avec de nouveaux produits, la plupart du temps, sans succès. Dernièrement, en Turquie, des spécialistes ont fait une découverte qui pourrait changer le cours de l’Histoire, comme le pétrole l’a déjà fait. En effet, on aurait découvert une forme d’énergie qui pourrait, dans le futur, remplacer le pétrole en tant que carburant. Il s’agit du bore qui se retrouve dans la nature sous forme de borax. Les scientifiques le décriraient comme étant le carburant le plus propre. Il est déjà utilisé dans plusieurs domaines, entre autre comme détergent à lessive ainsi que dans les cosmétiques.
Le borax que l’on retrouve dans la nature, entre autres dans l’eau et le sol, ne serait pas dommageable pour la santé des humains et des animaux. En effet, après avoir effectué quelques tests en laboratoire, les scientifiques ont constaté qu’une quantité négligeable de bore se retrouvait dans la chair des poissons et des animaux. Lorsque ces viandes sont consommées, le bore qu’elles contiennent ne restent pas dans les tissus et par le fait même n’est pas nuisible pour l’humain. Pour certaines plantes, le bore s’avère même un élément nutritif.

La Turquie possède 65% de réserves mondiales de bore. On utilise présentement ce matériau dans les batteries et le carburant pour l’aérospatiale. Depuis 2003, des scientifiques se consacrent aux avantages de ce précieux métalloïde. La Turquie possède de nombreux gisements dont 852 sites exploités en 1989. On a, entre autres, parlé d’une Ford Explorer qui fonctionnait avec un mélange de bore-sodium. Les résultats des essais routiers démontraient que la distance parcourue est deux fois plus importante que celle qu’aurait franchie une automobile à essence. De plus, le carburant, après utilisation, serait récupérable. Ainsi, des projets d’automobiles fonctionnant à la borie commencent à voir le jour. La Turquie détiendrait peut-être le carburant le plus propre.
Mais pourquoi n’utilisons-nous pas ce fameux métalloïde ? En fait, il n’est pas si simple de créer un nouveau marché lorsqu’il n’y a pas d’infrastructures en place pour l’exploitation. La Turquie devrait importer la technologie et, par la suite, pourrait vendre le bore trois fois plus cher que sa valeur du moment. Il n’y a pas seulement une question de prix. Malgré le fait que le bore soit une ressource ayant un grand potentiel, il ne faudrait pas oublier que le même problème qu’avec le pétrole risque de se reproduire : il s’agit d’une ressource non-renouvelable ! Les créateurs de nouveaux produits doivent penser à tout avant d’essayer d’innover dans un domaine tel que l’automobile.
Aujourd’hui, en 2008, avec une économie fleurissante, pourrions-nous, pour des causes environnementales, délaisser une des ressources naturelles les plus rentables ?
Références