Les déchets électroniques
Publié le 6 avril 2016 par
Audrey-Maude Emard et Megan Therrien (2016)
Les déchets électroniques

Le problème
De nos jours, la technologie est en évolution constante et le problème, avec cela, est, qu’à peine acheté, le produit est déjà dépassé. Nous achetons sans cesse de nouveaux appareils électroniques et, lorsqu’ils ne nous plaisent plus, nous les mettons aux ordures ou sur le trottoir. En 2013, environ 50 millions de téléviseurs, 300 millions d’ordinateurs et 2 milliards de téléphones cellulaires ont été vendus. Cela crée donc un problème majeur pour l’environnement. L’électronique est la catégorie de déchets qui augmente le plus, nous devons alors remédier à ce problème le plus rapidement possible.
Le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a estimé qu’il y a, dans le monde, entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets électroniques qui sont produites annuellement. Pour ce qui est du Canada, certaines études d’Environnement Canada affirment que plus de 140 000 tonnes de matériel électronique sont envoyées tous les ans dans des sites d’enfouissement canadiens, contaminant de plus en plus les nappes phréatiques et les sols. Ces déchets électroniques contenaient environs 4750 tonnes de plomb. Le plomb a beaucoup d’effets néfastes sur notre santé, plus particulièrement sur notre système neurologique, notre système rénal. De plus, il augmente le risque de cancer.
Le nombre d’objets électroniques servant au quotidien ne cesse d’augmenter. La catégorie des déchets électroniques et électriques fait partie de celles dont le volume croît le plus rapidement. C’est pourquoi nous incinérons ces appareils, afin de diminuer le volume des déchets produits. Par contre, la combustion de ces déchets libère de nombreuses substances toxiques. C’est un réel danger pour notre santé. Certaines des substances libérées par la combustion peuvent créer des risques de cancer, ou peuvent rendre infertile. Ces produits toxiques sont également néfastes pour l’environnement, contaminant les eaux, l’air et même les sols. Durant les années 1970-1990, l’environnement fut grandement contaminé, notamment par les métaux lourds et les dioxines émis par la combustion de ce type de déchets.

La Solution
Une compagnie québécoise, fondée en 2011, a eu l’idée de créer des bacs de recyclage pour des objets électroniques. Elle propose une toute nouvelle façon de simplifier le recyclage de matériel électronique dépassé. Tous les appareils électroniques qui sont récupérés dans les bacs sont envoyés à des centres canadiens certifiés par le Bureau de Qualification des Recycleurs pour y être recyclés. La compagnie a implanté aux HEC Montréal un premier prototype de bac de récupération d’appareils électroniques afin de tester le concept. La plupart des étudiants ont grandement participé en déposant leurs déchets électroniques dans le bac et ce fut un succès instantané. La compagnie a donc continué ce projet ayant comme but de devenir la solution pour les déchets électroniques afin d’éviter qu’ils ne finissent aux ordures et polluent l’environnement. Elle en est maintenant à plus de 220 bacs installés un peu partout au Québec.
Les matériaux qui sont acceptés dans ces bacs sont les chargeurs et câbles, les périphériques (disques durs, clés USB), de petits appareils électroniques (cellulaires, appareils photo), les cartouches d’encre. On refuse toutefois les piles, les ampoules, ainsi que les appareils électroniques trop volumineux.
Il existe plusieurs autres façons pour les consommateurs d’agir pour régler ce problème. Par exemple si la vitre d’un téléphone cellulaire est brisée, on peut la faire réparer au lieu d’acheter un nouveau téléphone. C’est plus rentable et plus écologique. On peut aussi donner nos vieux appareils à des amis ou à des organismes de bienfaisance s’ils fonctionnent encore. On peut également s’informer auprès de compagnies qui réutilisent d’anciens appareils ou qui ont un programme de recyclage. De plus, certaines usines de recyclage emploient de la main d’œuvre notamment handicapée ou encore des jeunes ayant des difficultés d’insertion professionnelle.
Références