Bâtiments paracycloniques
Publié le 12 mai 2015 par
Élodie Legros et Allyson Ménard (2015)
Bâtiments paracycloniques
Depuis toujours, plusieurs pays sont victimes de cyclones dévastateurs, mais, depuis quelques années, l’être humain a fait augmenter leur intensité et leur fréquence. Nous savons tous que l’être humain est le plus grand pollueur planétaire. Ainsi, l’humain crée des changements climatiques qui, eux, augmentent l’intensité des cyclones. Selon le site de Planetoscope, leur nombre a doublé en 100 ans. Un cyclone est une énorme masse d’air nuageuse, qui fait une rotation sur elle-même autour d’un centre de basse pression, appelé l’oeil, accompagné de précipitations et de vents forts. Un cyclone peut libérer une énergie comparable à celle libérée par 5 bombes atomiques. Le terme cyclone est surtout utilisé lorsqu’il se forme au-dessus des eaux chaudes ou tropicales ; on parle alors de cyclones tropicaux.

Le Bangladesh est l’un des pays qui ont été énormément touchés par les cyclones. En effet, en 1970, il a été l’hôte du cyclone Bhola qui a fait entre 300 000 et 500 000 morts. Les cyclones sont reconnus pour être gravement dévastateurs. Il y a, en moyenne, 85 cyclones par an dans le monde. Ces tempêtes ont lieu durant les saisons humides, entre les mois d’avril et d’octobre. Les cyclones ravagent des villages et des villes. Ils laissent dans leur sillage des dizaines de bâtisses détruites, telles que des écoles, des maisons et des installations sanitaires. Il y eut au Bangladesh, en 1991, un deuxième cyclone dévastateur, Gorky, qui fit 138 000 morts. Nous savons tous que l’humain est responsable de l’augmentation de l’effet de serre et ainsi des changements climatiques actuels. La température de la Terre augmente, les eaux se réchauffent, les glaciers fondent. Les cyclones ont besoin d’une température de 23,5 degré Celsius pour se former. C’est malheureusement beaucoup plus facile désormais. Les problèmes sont graves suite à ces catastrophes naturelles, mais le Bangladesh en est arrivé à une solution : les installations paracycloniques (paracyclones).

Suite à ces incidents, le Bangladesh s’est protégé en construisant 4000 abris sur pilotis. Ces abris sont situés à 4 mètres du sol pour permettre aux vagues et aux débris de passer dessous. Ils doivent être construits afin de résister à des vents entre 120 et 250 km/h. Ils peuvent contenir entre 500 et 5000 habitants. Dans ces habitations protectrices, il y a de grandes réserves de nourriture, d’eau potable et un accès aux toilettes. Les escaliers sont de très grande dimension afin de permettre à un maximum de personnes d’entrer dans les habitats en hauteur le plus rapidement possible. En bref, ces paracyclones doivent être conçus afin de résister à des vents horizontaux puissants qui tenteront de démolir les murs et les fenêtres. C’est grâce aux fondations puissantes de ces habitations qu’elles réussissent à tenir. Elles sont conçus par des ingénieurs et des habitants qui ont reçu une formation pour ceci. Ces bâtiments sont dispersés un peu partout sur le territoire. Le Bangladesh fut touché encore une fois par un cyclone en 1997. Ce cyclone fut de la même puissance que le précédent en 1991 mais, grâce à ce système, il n’y eut seulement que 150 décès. Les bâtiments paracycloniques sont une chose, mais sans alerte de cyclone, ils ne servent à rien lors de la catastrophe. C’est pourquoi il existe un dispositif d’alerte. Ce dispositif de sécurité civile avertit les personnes menacées, de l’imminence du phénomène. C’est ensuite que les paracyclones entrent en jeu. À la suite de l’alerte, les habitants se dirigent vers ces installations et s’y cachent. Ces alertes sont primordiales si les habitants veulent une chance de survivre.
Le Bangladesh est l’un des premiers pays de ce monde à expérimenter les constructions paracycloniques. Il est suivi de près par Madagascar, qui a construit des écoles qui résistent maintenant aux cyclones. Derrière eux, Haïti chemine tranquillement vers la fabrication de paracyclones. Des professionnels haïtiens travaillant dans le domaine de la construction ont reçu une formation afin d’être aptes à construire ce genre de bâtiments. Ces formations sont financées par des banques, telles que la Banque Mondial (BM) et la Banque Allemande de Développement (KFW). La BM est une banque qui vient en aide aux pays en voie de développement. Elle aide également l’UNICEF dans ses études thématiques sur l’eau et l’assainissement. L’objectif de cette banque est de réduire en grande partie la pauvreté à travers le Monde. Quant à la KFW, elle a, pour sa part, plusieurs objectifs sur lesquels elle travaille chaque jour. Elle aide les PME et à la création d’entreprises, elle fait des prêts globaux, elle aide à la construction aux logements et à l’économie d’énergie, soutient l’éducation, elle aide au développement et surtout, aux missions d’intérêts publics. C’est l’une des 15 premières institutions allemandes.
Références :