La biomasse, un procédé préhistorique.

Publié le 28 avril 2023 par eleve

Alexia Campeau, Léonora Aumais (2023).

Problèmes

La pollution atmosphérique et les changements climatiques causés par les humains ont des répercussions importantes sur notre belle planète. Par exemple, le réchauffement planétaire entraîne la fonte du pergélisol, un type de sol dont la température doit normalement demeurer égale ou inférieure à 0°C. Lorsque, ce seuil est dépassé, les poches de méthane, un puissant gaz à effet de serre, contenues dans ce type sol se fragilisent et laissent échapper le CH4 1 .

1 CH4 : formule chimique du méthane.

Les pluies acides représentent un autre exemple de l’impact de la pollution atmosphérique.

De plus, si nous observons la croissance de notre surconsommation des ressources naturelles qui nous sont offertes par la Terre, la courbe de la consommation de combustibles fossiles augmente avec elle. Ces combustibles fossiles sont utilisés, entre autres, pour la production d’électricité, le transport, le chauffage, des services maintenant essentiels qui sont à la base de notre mode de vie.

De plus, notre empreinte écologique est trop grande pour ce que la planète peut nous offrir. L’empreinte écologique est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les humains sur les ressources naturelles fournies par la nature.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique moyenne canadienne est de 8,1 hectares par habitant. En Finlande l’empreinte est moins grande avec 6,7 hectares par personne, tandis que l’idéal à atteindre serait de 1,8 hectare par personne. La Finlande est plus près du but, en partie grâce à un procédé préhistorique peu utilisé de nos jours, l’utilisation de la biomasse.

Solutions

Repopularisée dans les années 60 par la Finlande, la biomasse intéresse les pays faisant face aux défis des changements climatiques. De plus, elle répond aux exigences d’un mode de vie durable, comme la protection de l’environnement et les progrès sociaux.

L’économie circulaire2 peut permettre un mode de vie plus durable. L’économie circulaire atteint ses objectifs en donnant une nouvelle vie aux ressources, grâce entre autres au compostage, au recyclage et à l’écologie industrielle3.

2 économie circulaire : un nouveau modèle économique qui vise à découpler la croissance économique de l’épuisement des ressources naturelles et des impacts sur l’environnement.

3 écologie industrielle : approche qui vise à optimiser l’utilisation d’énergie, de ressources et de capital dans le cadre d’une approche globale du système industriel.

Biomasse

La biomasse est une source d’énergie renouvelable, qui dépend du cycle de la matière vivante et qui est utilisée depuis la nuit des temps. La biomasse est une solution intéressante à plusieurs niveaux. Elle est formée à partir de résidus organiques qu’on peut ensuite brûler : bois, déchets agricoles, ordures ménagères organiques. On peut également utiliser le biogaz issu de la fermentation de ces matières.

La biomasse est mise de l’avant pour remplacer les énergies polluantes, comme les hydrocarbures. D’après Hydro-Québec, elle peut nous permettre d’obtenir un rendement énergétique de 80% et plus, ce qui est très élevé, le maximum envisagé étant de 90%. De plus, lorsque nous brûlons la biomasse, elle produit la même quantité de CO2 que les végétaux avaient absorbée lors de la photosynthèse. On peut donc dire qu’elle est carboneutre.

Plusieurs approches sont possibles.

  • La voie sèche : les déchets de bois secs sont brûlés dans des centrales à biomasse pour chauffer un liquide caloporteur4. Ce liquide dégage de la vapeur dans le réseau de chauffage urbain.
  • La voie humide : un processus biologique naturel qui repose sur la fermentation de la matière organique par des micro-organismes. Ce processus sert à créer de la chaleur, de l’électricité et même du carburant.
  • La production de biocarburant : le bio-éthanol est fait à partir de sucres venant entre autres de la betterave ou du maïs. (Plusieurs affirment cependant que le biocarburant n’est pas une solution envisageable à cause des émissions de gaz à effet de serre pouvant être supérieures à celles du diésel et de l’essence parce que le processus de production de ces biocarburants nécessite souvent l’utilisation de combustibles fossiles.)

4 Liquide caloporteur: liquide qui avance en circuit fermé dans les systèmes de chauffe-eau.

Lors du chauffage des édifices à l’aide du principe d’utilisation par voie sèche à l’aide d’un liquide caloporteur, le taux d’efficacité du réseau de chaleur de la ville de Jyvaskylan, en Finlande, est de 90%, ce qui touche le plafond de l’efficacité pour la biomasse. Il est également possible, après avoir chauffé les bâtiments en ville, d’utiliser la chaleur résiduelle qui passe alors dans des tuyaux sous les routes pour faire fondre la neige, ce qui permet de refroidir l’eau qui peut être utilisée à nouveau.

Il y a plusieurs bonnes raisons d’utiliser la biomasse en milieu urbain. Premièrement, pour avoir une meilleure qualité d’air. En effet, les chaufferies collectives possèdent les installations nécessaires au traitement de la fumée, ce qui n’est pas possible chez soi. Deuxièmement, il est moins complexe de se servir de cette méthode en milieu urbain, car une seule chaufferie peut alimenter plusieurs centaines de résidences tout en limitant le transport et l’entreposage du combustible. De plus un système de chauffage fonctionnant à la biomasse permet un approvisionnement assuré, de meilleurs prix et une garantie sur la qualité.

Références:

Empreinte écologique Canada

Empreinte écologique idéale

Biomasse

Économie circulaire

principes biomasse

Remplacement hydrocarbures

Biomasse Finlande

Potentiel biomasse

Avantages/inconvénients

Biocarburants