Alerte à la déforestation
Publié le 23 février 2014 par
Par Ève Meister et Marie-Ève Paulin (2011)
Alerte à la déforestation
Introduction
L’Éthiopie est un pays de l’Afrique situé au Nord. Ce pays a une superficie de 1 137 000 km2. Sa proximité avec l’océan indien, son relief et sa position en zone tropicale expliquent son vaste éventail de climats. Les principaux sont les climats tempéré, subalpin et semi-désertique. Ses voisins sont la Somalie, le Soudan, le Kenya, la République de Djibouti et l’Érythrée. C’est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique et le neuvième plus grand (sur 48 en tout).

Drapeau Éthiopien
En Éthiopie, les ressources naturelles sont une importante source de revenus. Du côté souterrain, on trouve, en Éthiopie, des mines d’or, de fer, d’étain et de potassium. Le sous-sol du pays contient aussi des pierres gemmes (précieuses, comme l’opale ou la topaze), des métaux rares et des minerais utilisés dans l’industrie. Le bois est aussi une ressource rentable. Du côté de l’énergie fossile, on trouve du gaz naturel. L’Éthiopie compte 85 237 338 habitants.
C’est quoi ?
La déforestation est l’événement de rétrogression des forêts. Elle est due au défrichement et au déboisement des arbres. L’élimination des forêts serait coupable de causer 18% à 20% des émissions de gaz à effet de serre. Donc, on peut comprendre que la déforestation est un aspect qui cause le réchauffement climatique.

Pourquoi l’Éthiopie ?
Les arbres coupés servent à l’industrie du bois, l’agriculture, l’extraction du pétrole et pour le développement des villes et villages. De plus, puisque l’insécurité alimentaire est grandissante en Éthiopie, les cultivateurs choisissent de convertir des forêts en terres agricoles, ce qui est davantage payant. Donc, l’Éthiopie est un pays où la déforestation est présente, car le bois est un matériau essentiel à la survie des Éthiopiens.
Les conséquences
La déforestation en Éthiopie s’est notablement aggravée lors du 20e siècle. Un des problèmes environnementaux majeurs auquel doit faire face l’Éthiopie est la déforestation. L’héritage naturel de ce pays est aujourd’hui en péril. Les forêts éthiopiennes s’étendaient sur 43 440 km2 au début de 21e siècle. La déforestation atteinte en Éthiopie a un taux beaucoup plus élevé que d’autre pays d’Afrique. La couverture forestière du pays est passé de 40% à seulement 2,7%. C’est en 2035 que l’Éthiopie verra son dernier arbre si le rythme de la déforestation reste constant.
Environnementales
Premièrement, la déforestation est une menace quant à la biodiversité. Déjà, elle a fait plusieurs victimes, notamment le babouin Gélada, le lion d’Abyssinie et le loup d’Abyssinie, tout cela sans parler des végétaux. Ces animaux ont vu leurs habitats détruits à cause de l’intense déforestation en Éthiopie. Par contre, des parcs naturels ont été aménagés pour protéger ces animaux, pour éviter qu’ils ne disparaissent complètement.

Puis, on sait tous que l’arbre est essentiel au renouvellement de l’air par le procédé de la photosynthèse. Il crée de l’oxygène à l’aide de la photosynthèse, gaz essentiel à la survie, mais il a aussi beaucoup d’autres fonctions. En Éthiopie, les forêts protégeaient le sol contre l’érosion et le ravinement. Puis, en raison du manque d’arbres, les sols de l’Éthiopie sont moins riches en nutriments, car le Nil Bleu les transporte vers les pays voisins, dont le Soudan et l’Égypte. Cela se produit par le manque de racines : les nutriments sont libres dans le sol, ils se retrouvent donc dans le fleuve. Ensuite, la déforestation est aussi la cause de la réduction des précipitations (la coupe des forêts perturbe le cycle de l’eau), ce qui a engendré plusieurs problèmes sociaux.
Politiques
Les changements sociaux et politiques, l’augmentation de la population, le développement agricole et l’amélioration des capacités de transport font partie des causes de la si grande coupe d’arbres. L’absence de volonté politique a largement contribué à ce que toutes ces zones de forêts soient rasées.
Économiques
La déforestation a des conséquences très négatives sur le pays. Il y a une conséquence positive dans cette coupe d’arbres et c’est que cette activité rapporte beaucoup d’argent. Sinon, l’économie fait agrandir les villes et les villages et tous ses habitants ont besoin de terre pour leurs maisons, donc les arbres doivent être coupés. Les 80 millions d’habitants sur ce continent ont besoin de terres pour se nourrir. Conséquences, l’agriculture prend la place des forêts et les sécheresses défavorisent l’agriculture.

Sociales
L’Éthiopie a été frappée par la famine plus d’une fois à cause de la diminution des précipitations (phénomène causé par la coupe des forêts). L’agriculture a été perturbée par ce manque de pluie intense. La déforestation en Éthiopie a également causé des problèmes d’ordre religieux. En effet, plusieurs Éthiopiens croient en l’esprit de la forêt, type d’animisme.
Quoi faire pour changer les choses ?
Premièrement, le gouvernement Éthiopien pourrait créer une loi qui spécifierait que certaines forêts, les moins riches en biodiversité et en ressources, sont strictement propriété du pays. De cette manière, l’Éthiopie gardera un roulement économique considérable, tout en sauvant quelques arbres. Puis, la coupe des arbres se ferait en moins grande quantité, car les forêts seraient protégées par l’État. Personne ne pourrait accéder à ses réserves, ce qui permettrait de préserver la biodiversité. Puis, puisque les ressources naturelles seraient sauvegardées, les compagnies d’exploitation des combustibles fossiles n’auraient plus le droit de raser la forêt pour ainsi exploiter le gaz à l’aide de forages.
Deuxièmement, l’État Éthiopien pourrait instaurer un programme de quotas de déforestation (définition : quantité, proportion maximale, surveillé par un gouvernement ou un ministère environnemental et payé avec les taxes des habitants). Par exemple, au Québec, 20% des territoires forestiers sont des zones protégées. Cette portion de la forêt ne peut être exploitée par les industries forestières, elle est préservée par le gouvernement du Québec, pour ne pas déranger la faune ni la flore. Figurons que le gouvernement Éthiopien instaure un quota qui protègerait 15% de leurs forêts. Les industries pourraient ainsi exploiter le reste des forêts sans trop perturber l’écosystème. Donc, L’Éthiopie devrait suivre cette voie sur le plan de la gestion de leur environnement.

Troisièmement, le reboisement est une méthode très utilisée dans les pays où la déforestation est un enjeu important. Elle est efficace, un exemple : l’ONU a lancé un programme de reboisement visant des pays de partout dans le monde. L’organisation a planté plus de deux milliard d’arbres dans les pays suivant : le Kenya, la Turquie, le Mexique et… l’Éthiopie (700 millions d’arbres ont été plantés en Éthiopie grâce à ce programme). En instaurant un nouveau programme de ce type, nous pourrions régler beaucoup de problèmes d’ordre environnemental. Air plus pur, plus d’animaux, de diversité, tout ce dont une forêt saine a besoin. Donc, cette idée pourrait être développée davantage.
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