Doubler pour protéger

Publié le 28 avril 2022 par eleve

Mégane Levac & Laurence Aumais (2022)

Comme vous le savez, la pollution atteint autant les biomes aquatiques que terrestres. En effet, il y a 8 millions de tonnes de déchets libérés dans les océans chaque année, ce qui créé un septième continent de plastique s’étendant sur 3,5 millions de km².

Dans ce texte, nous nous concentrerons sur les déversements de pétrole dans les océans. À moins que vous ne viviez sous une roche, vous savez que de graves déversements de pétrole ont eu lieu lors du naufrage de pétroliers ou d’incidents impliquant des plateformes de forage.

Des catastrophes trop fréquentes

Effectivement, le Canada rapporte qu’environ une douzaine de déversements d’une moyenne de 4000 litres de pétrole chacun sont déclarés chaque jour sur le territoire canadien. Ces déversements surviennent à cause d’accidents de pétroliers, de fuites et même d’actions illégales comme le nettoyage des réservoirs de pétrole dans les océans. Ceci représente 17,5 millions de litres de pétrole par année seulement dans notre pays ! C’est gigantesque !

Ces déversements apportent plusieurs problèmes, comme vous pouvez le deviner. En effet, les scientifiques ont pu confirmer que ces accidents avaient un impact sur les systèmes alimentaires (la chaîne alimentaire sera contaminée ce qui aura des répercussions négatives sur les consommateurs d’ordres supérieurs), les écosystèmes (effets néfastes sur la santé des animaux, intoxication des bêtes, taux de mortalité plus élevé de la faune et de la flore, etc.) et sur les ressources premières (l’extraction du pétrole a de plus grosses conséquences sur le sol que les accidents maritimes puisque les propriétés chimiques, microbiologiques et physiques sont alors plus directement touchées).

On peut prendre comme exemple l’évènement survenu le 20 avril 2010 dans le Golfe du Mexique et qui a affecté la biocénose (ensemble de tous les êtres vivants qui coexistent dans un même endroit) d’une partie des États-Unis. Le Deepwater Horizon est une plateforme pétrolière qui a marqué l’histoire après son explosion suivie d’un incendie en plein milieu du Golfe et qui a contaminé une partie importante de la région. Cet accident a causé plusieurs morts, plus précisément 11 disparus déclarés officiellement décédés et 17 blessés pour un équipage de 126 personnes. La fuite d’hydrocarbure a produit une marée noire de 780 millions de litres de pétrole.

Cette catastrophe a eu un énorme impact autant au niveau écologique, qu’industriel (bris de matériel et coûts pour les infrastructures à réparer et à reconstruire). Il est crucial de trouver et d’imposer des solutions pour aider le plus possible notre biome marin et les espèces qui y vivent. Nous avons justement une solution pour vous!

Une double bonne idée

Il y plusieurs causes de déversement de pétrole telles que les accidents de pétroliers ou les fuites sur les plateformes de forage. La solution que nous vous présentons en est une pour les bateaux qui transportent le pétrole. L’obligation d’une double coque pour les navires pétroliers est l’astuce première pour prévenir les déversements lors de naufrages. Cette idée d’une paroi additionnelle ne date pas d’hier. En réalité, elle a été mise en place à la suite de l’échouement du Exxon Valdez en 1989 qui a engendré une marée noire importante s’étalant sur 7000 km² et qui a provoqué la mort de 300 000 oiseaux. Cet accident a été le plus important de l’histoire jusqu’à l’incident du Deepwater Horizon. Ce bateau était muni d’une simple coque.

Les États-Unis ont par la suite appliqué le Oil Pollution Act en 1990(OPA), qui est une loi obligeant les pétrolierss naviguant en territoire américain à être munis d’une double coque. En 1993, l’Organisation maritime internationale a instauré cette nouvelle exigence pour tous les bateaux pétroliers. Et s’ils n’en possèdent pas, une amende d’environ 25 000$ multipliée par le nombre de jours d’infraction peut entrer en jeu.

Cette innovation est très simple. La deuxième coque est installée à quelques mètres à l’intérieur de la coque de base. De plus, la mise en place de cette double coque améliore la stabilité du navire et on peut y stocker soit du ballast ou même du carburant.

Les risques de pollution maritime sont réduits de 60% avec l’ajout de ce système lorsqu’un naufrage survient. Par contre, il y a malheureusement quelques points négatifs à mentionner. Pour exemple, la double coque augmente le rythme de corrosion. En plus, si le bateau subit des dommages importants, les coûts de réparation sont beaucoup plus élevés, mais la durée de vie de l’embarcation est plus longue.

Ce ne sont pas tous les pétroliers qui sont actuellement munis d’une double coque, mais d’ici 2040, la majorité des embarcations en auront une.

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