Un prototype d’envergure !
Publié le 21 février 2014 par
Par Raphaëlle Marcoux et Jean-Philippe Plante (2012)
Un prototype d’envergure !
Le dioxyde de carbone en quelques mots :
Depuis plusieurs années, le réchauffement climatique ne cesse d’augmenter à cause des gaz à effet de serre. Découvert en 1750, par le chimiste et physicien écossais Joseph Black, le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre en compétition avec le méthane (CH4) qui pourrait devenir encore plus important s’il continue à se libérer du pergélisol qui a commencé à fondre depuis quelques années. Le dioxyde de carbone, aussi appelé CO2, est un gaz qui, à température ambiante (20-25 ºC), est sans couleur ni odeur, légèrement acide et inflammable. Le gaz à effet de serre emprisonne la chaleur près de la surface de la Terre, ce qui cause le réchauffement climatique. Sans ces gaz, la vie sur Terre n’existerait pas car la température serait extrêmement basse. Par contre, depuis la révolution industrielle de 1850, les émissions ne font qu’augmenter à cause des activités humaines. Ces émissions sont très nocives pour l’environnement.

Les sources d’émissions liées aux activités humaines :
• Les automobiles
• Les combustibles fossiles comme le charbon et les produits pétroliers
• La déforestation
• Les usines qui rejettent leur CO2 dans l’air, en quantité phénoménale.

Il existe aussi des sources d’émissions naturelles qui assurent notre survie.
• Le volcanisme
• Les rejets de méthane naturels par les animaux comme les vaches laitières. (Par contre, ces rejets sont de moins en moins naturels puisque les humains mangent de plus en plus de viande. Les élevages deviennent donc excessives).
• Les surfaces inondées (estuaires, marais)
Entre 1990 et 2006, les émissions de CO2, dans le monde entier, ont augmentées de 33.4% comparée à une hausse de 3,2% entre 2005 et 2006. C’est une quantité énorme en si peu de temps.
La solution
Les avis des scientifiques sont unanimes, il faut absolument réduire les émissions de CO2 pour le bien de l’humanité. Un débat est actuellement en cours pour trouver les meilleures solutions à appliquer. Le Danemark a alors fait sa part des choses en réalisant la plus grande installation de capture du carbone au monde. Cette installation est la première en son genre. Elle peut capturer jusqu’à 90% du CO2 rejeté dans l’atmosphère par une centrale au charbon. Par contre, le concept est beaucoup plus complexe qu’il n’en a l’air. Il ne s’agit pas seulement d’enterrer le dioxyde de carbone. Avant de comprimer le CO2 dans le sol, il faut le séparer des autres gaz comme l’oxygène ou la vapeur d’eau à l’aide de solvant aminés. Le dioxyde de carbone est alors récupéré sous forme dissout puis emprisonné dans de grands réservoirs conçus exactement pour cela. C’est ce qui rend cette pratique un peu plus difficile. Le projet, nommé CASTOR, a atteint ses objectifs. Il capture une tonne de CO2 à l’heure et il développe et améliore la recherche de capture de CO2.Bien entendu, il reste encore quelques problèmes à régler. Le prototype n’est pas tout à fait au point puisqu’il nécessite un apport énergétique élevé, des investissements importants et qu’il produit quand même quelques émissions secondaires de CO2. Par contre, des améliorations ne cessent d’être faites en laboratoire. Aujourd’hui, le plus grand défi consiste à montrer l’efficacité du projet et à populariser ce beau prototype. Il est vrai que la capture du CO2 coûte un certain montant pour les usines et qu’elle fait monter les coûts de production, mais qu’elle est le prix d’une planète plus en santé ?