Le plastique, un problème mondiale
Publié le 22 avril 2019 par
Daphné Flamand et Hugo Villemaire (2019)
Le plastique, un problème mondiale
Un des plus grands problèmes de notre société est notre surutilisation du plastique. Ceci a un impact néfaste sur l’environnement et sur la société humaine. Ainsi, on estime que plus de 50% des 500 milliards de bouteilles faites de plastique sont jetées après un simple usage. Tous les jours de l’année, des déchets de plastique saturent nos sites d’enfouissement. Plus de 8,8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans l’hydrosphère (l’eau de la planète) chaque année. Il y en a même dans certains de nos aliments. Certains additifs, ajoutés au plastique se retrouvent aussi dans nos aliments. Ils ont parfois des propriétés cancérigènes. Le PVC (polyvinyle), par exemple, peut causer des cancers chez l’humain et pourrait réduire les performances des cellules reproductrices masculines.
Les étuis de téléphones cellulaires sont une source importante de déchets plastiques. De nos jours, presque tout le monde a un téléphone cellulaire, quand ce n’est pas deux. Aujourd’hui, environ 4 jeunes Québécois sur 5 possèdent un appareil mobile. La majorité des étuis de protection, sont faits de plastique. Dans la monde, plus de 1 milliard de protecteurs à téléphones cellulaires sont jetés chaque année.

Pourtant il existe une solution très simple pour remplacer nos étuis traditionnels de téléphones : les étuis de téléphones 100% biodégradables. Cette merveilleuse alternative peut nous aider à réduire notre désastreuse consommation de plastiques.
De quoi sont-ils faits ?
Ces étuis sont constitués d’un mélange fait à 35% de contenu d’origine biologique. L’amidon présent dans ce mélange laisse un fini durable, solide et qui résiste donc très bien aux chocs. Ce mélange est d’ailleurs le premier élastomère bioplastique à répondre aux normes américaines et européennes, puisqu’il est entièrement compostable dans un environnement de compostage industriel.
Puisque la sécurité des personnes est très importante, ce mélange a été testé aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle- Zélande. Ce qui est génial avec ces étuis, c’est qu’ils ne contiennent ni plomb, ni cadmium, ni BPA, ni phtalates. Ceux-ci sont des produits chimiques très nocifs pour l’environnement, nous les trouvons dans les produits faits de plastique, comme les étuis de téléphones traditionnels. La présence de telles substances toxiques dans l’eau peut avoir des effets néfastes sur les organismes vivants.
Ainsi, le bisphénol A, plus connu sous le nom de BPA est un des produits chimiques que l’on retrouve dans nos eaux usées. Ce produit sert à la fabrication de plastiques transparents et se retrouve dans l’environnement lors du processus de fabrication, en particulier pendant le chauffage, mais aussi lors de la manipulation et du transport des produits.
Le plomb, pour sa part, est l’un des quatre métaux les plus nocifs pour la santé. Il peut pénétrer dans le corps humain lors de l’ingestion de nourriture, d’eau ou bien par la respiration. Le plomb peut avoir plusieurs effets négatifs sur l’être humain comme la perturbation du système nerveux, des problèmes aux reins, etc.
Pourquoi acheter ces étuis ?
Le principal objectif est évidemment de réduire la quantité de plastique sur notre planète dans le but d’atteindre un avenir sans déchet. L’achat de ce type d’étuis ne représente qu’un petit geste, mais peut faire une grande différence pour le bien de l’environnement.
De plus, pour chaque étui de téléphone vendu, une entreprise canadienne verse 5% à différents organismes.
Le premier est « Save The Waves ». Le but de cet organisme est de protéger les écosystèmes côtiers du monde entier. L’organisme utilise une combinaison unique d’aires protégées, d’économie et d’actions directes. Grâce à leur programme «World Surfing Reserves» , les gens travaillant pour cet organisme protègent des endroits dédiés au surf par la sensibilisation des communautés locales, mais aussi par la planification et le renforcement des capacités de ces communautés. Grâce au programme «Surfonomics», ils déterminent la valeur économique d’une vague et s’appuient sur les communautés locales afin d’aider les décideurs à faire de bons choix. Lorsqu’une vague est menacée par un développement mal planifié ou par la pollution, ils organisent des campagnes pour éduquer le public et prennent des mesures directes, en partenariat avec les communautés locales, pour venir en aide à l’environnement.
Le deuxième organisme est «Surfrider Foundation». Son objectif est d’assurer une accessibilité aux plages, de protéger les océans, de garder l’eau propre, de préserver les côtes et, particulièrement, d’empêcher le plastique de polluer les voies navigables.
Le troisième organisme est «Oceana Wavemaker». Cet organisme veut venir en aide aux océans afin que ceux-ci retrouvent leur richesse, leur santé et leur abondance. Oceana Wavemaker se consacre à la restauration et particulièrement à la protection de nos océans.
L’appui à ces organismes est une autre bonne raison d’acheter des étuis de téléphones biodégradables, puisqu’ils contribuent à améliorer notre environnement.

image: Pier-Anne Allard
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