Abrasif écologique
Publié le 18 avril 2019 par
Noémie Tousignant et Simon-Olivier Guay (2019)
Abrasif écologique
De nos jours, les sels de voirie sont utilisés en trop grande quantité, ce qui est dangereux pour la faune et également pour la flore. Cela entraîne également des problèmes de pollution de l’eau. Les sels comme le chlorure de sodium (NaCl), le chlorure de calcium (CaCl2), le chlorure de magnésium (MgCl2), le chlorure de potassium (KCl) et les saumures servant au déglaçage créent également de la corrosion sur plusieurs surfaces dont les (ponts, voitures, etc.)

Les fondants sont utilisés sur les routes de manière excessive, ce qui crée de nombreux dommages environnementaux. Les sels perturbent les nappes phréatiques et brûlent les pattes des animaux, De plus, lorsqu’il n’y a pas de précipitations, les sels de voirie demeurent sur la chaussée. Les sels se remettent éventuellement en suspension sous forme de fines particules lorsque la température est en baisse. La qualité de l’air se dégrade et cela contribue à augmenter les épisodes de smog en libérant un agent irritant dans l’air que les gens respirent. Cela endommage nos voies respiratoires. La qualité de l’eau douce est également affectée. Les ions de chlore qui pénètrent dans les eaux de surface et dans le sol se retrouvent dans les nappes phréatiques.
L’ajout de ferrocyanures servant d’agglomérant aux sels de voirie a également un impact sur les vertébrés aquatiques, car lors de la fonte des neiges sur la chaussée, les sels s’écoulent dans les ruisseaux et rivières. Ces substances chimiques peuvent affecter directement la santé des animaux en provocant des intoxications ou en déréglant les mécanismes hormonaux, ce qui réduit le taux de reproduction de ces espèces. Les sels de voirie provoquent également la disparition de certaines espèces végétales. La biodiversité est donc menacée.

Une solution ? Bien sûr !
C’est pourquoi, la Suisse a trouvé une solution à ce problème. La solution consiste à utiliser les retailles de bois et de s’en servir comme adhérent sur les routes. Au lieu d’utiliser des produits nocifs pour l’environnement et la biodiversité, tels que les sels de voirie, la Suisse et maintenant la ville de Rosemère au Québec utilisent des copeaux de bois comme antidérapant sur les routes. Les copeaux de bois représentent une très bonne alternative écologique. Les copeaux de bois servant d’abrasif créent une surface sécuritaire et non glissante sur les routes. Cette nouvelle technologie pourrait être davantage utilisée au Québec et partout où il y a des hivers froids.
Les copeaux restent en surface
Lorsque la fonte se fait, les copeaux de bois restent sur la surface et peuvent malgré tout continuer à faire le travail d’antidérapant. Les copeaux de bois peuvent être plus efficaces et durer plus longtemps que le sel. Également, les copeaux de bois sont nettement meilleurs que les sels, étant 100% biodégradables et renouvelables. Ils sont moins dommageables pour les cours d’eau. Ces abrasifs n’abiment pas l’acier et le béton. De plus, il est possible de récupérer les copeaux de bois à la fin de l’hiver afin d’en faire le compostage ou de les réutiliser comme bois de chauffage. Ils peuvent également être ramassés afin de les réutiliser l’hiver suivant. De plus, nul besoin de procéder à une épandage supplémentaire en cas de faibles précipitations de neige. Grâce au principe d’Archimède, qui stipule qu’un objet plongé dans un fluide subit une force de poussée vers le haut dont la force est égale au poids du fluide déplacé par l’objet, les copeaux de bois remontent seuls à la surface! Ceci est beaucoup plus efficace pour le long terme.
Grâce à leur forme aplatie et oblongue, les copeaux de bois ne glissent pas sous nos pieds et ne blessent pas les petites pattes des animaux de compagnie. Les copeaux de bois peuvent également continuer d’être épandus à l’aide des machines usuelles à gravier ou à sel, mais aussi à la main. Une étude, menée par des scientifiques, prouve qu’après 10 ans d’utilisation les copeaux de bois sont plus économiques que les produits traditionnels comme les sels de voirie.
La provenance du bois
Il y a actuellement un surplus de 175 000 tonnes de résidus de bois au Québec, ce qui nous permettrait d’éviter d’abattre des arbres.
Changeons les choses
Il est encore temps de changer les choses afin de rendre service à notre planète, qui de plus en plus se dégrade à cause des mauvais gestes posés par les humains. C’est maintenant à notre tour de faire bouger les choses.