Comment les organismes de conservation aident-ils les espèces?
Publié le 4 mai 2018 par
Mickael Imbeault et Laurie Campeau (2018)
Comment les organismes de conservation aident-ils les espèces?
L’importance des espèces canadiennes
La Fédération canadienne de la faune estime que plus de 500 espèces d’animaux et de végétaux au Canada sont en voie d’extinction. Plusieurs de ces espèces telles que le monarque, l’ours noir et le faucon pèlerin sont des animaux importants dans la culture canadienne ainsi que des animaux essentiels à certaines pyramides alimentaires.

Dans les années 1700, les colons ont chassé certains animaux de façon excessive afin, par exemple, de fabriquer des vêtements de luxe. Un bon exemple est le castor d’Amérique qui était utilisé pour faire des chapeaux. Pourquoi est-il important, aujourd’hui, de protéger ces espèces?
Plusieurs activités qui dépendent de la faune et de la flore, telles que le camping et la pêche, peuvent générer des profits de plusieurs millions de dollars. Ainsi, plusieurs milliers d’habitants gagnent leur vie grâce à l’environnement. La dégradation de l’environnement nous affecte aussi en tant qu’individus, car certains produits locaux sont faits avec la flore locale. Par exemple, certains de nos médicaments les plus utilisés sont faits à partir d’extraits de certaines plantes telles que le Salix et le Populus qui contiennent de l’acide salicylique servant à fabriquer l’aspirine.
Qui tente de faire des changements réels?
Depuis longtemps, des Canadiens tentent de protéger leur environnement. Malgré leurs efforts, plusieurs espèces ont continué de s’éteindre. De nos jours, plusieurs organismes y ajoutent leurs efforts. Par exemple, Nature Canada, avec ses 65 000 membres, conscientise les habitants de grandes villes et tente de les connecter un peu plus avec la nature. On peut aider ce genre d’organisation avec des dons ou même en devenant nous-mêmes des volontaires qui aideront l’organisation. Nature Canada a plusieurs projets qui tentent de sauver les oiseaux de différentes façons tels que le programme «Save bird lives» qui tente d’informer le public des dangers concernant les oiseaux.
Il y a aussi la Fédération canadienne de la faune qui aide, entre autres, à la protection des chauves-souris atteintes du syndrome du museau blanc. La Fédération canadienne de la faune essaie aussi d’avoir des impacts sur les politiques comme le dit cet exemple provenant de leur site Web : « Nous exhortons également le gouvernement et divers secteurs industriels à améliorer la législation et les pratiques qui ont des répercussions négatives sur la faune et ses habitats ».
Il ne faut pas oublier l’organisme Earth Rangers qui aide à conscientiser les prochaines générations de façons amusantes. Plusieurs de leurs projets incluent des activités où les enfants seront directement placés en contact avec la nature. Earth Rahngers effectue des visites dans plus de 800 écoles annuellement. Ils travaillent aussi en partenariat avec plusieurs autres groupes de conservation pour aider les espèces en voie d’extinction. Ce genre de programme aide donc l’environnement non seulement directement grâce aux nombreux volontaires qui se présentent pour participer, mais aussi en éduquant la population.
Ces organisations tentent de sensibiliser le public aux dommages que nous causons à la faune. Il agissent en partenariat avec les médias (journal, télévision, radio), mais aussi par leurs multiples présentations dans des lieux publics. Ce sont des façons efficaces d’informer la population, car beaucoup trop de personnes n’ont pas d’idée des impacts importants de l’extinction des espèces.
Un bon exemple du travail de ces organisations est la présentation du rapport du Comité sur la supervision des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sur le caribou de la toundra via un article de Radio-Canada. Le caribou de la toundra a, en effet, été placé sur la liste des espèces menacées. Ce genre d’article aide à conscientiser rapidement les gens.
Dans un sondage que l’Université Laval a effectué en 2010 sur la question, 175 des 240 personnes ayant répondu au sondage ont déclaré avoir été sensibilisées à l’idée du développement durable grâce à l’aide des médias (nouvelles télévisées, médias sociaux ou articles de journaux) prouvant ainsi que les questions environnementales sont propagées beaucoup plus facilement grâce aux médias.

Références
-Fédération canadienne de la faune 1