Compostage : un moyen de sauver la planète?
Publié le 26 avril 2019 par
Ariane Lherminé et Alexis Jacques (2019)
Compostage : un moyen de sauver la planète?
La pollution
La pollution est un grand problème mondial. Elle se situe partout, dans les pays développés comme dans les pays en développement et fait partie de notre quotidien, sur la terre, dans l’air et même dans les océans. La planète a présentement un septième continent situé dans l’océan Pacifique constitué uniquement de matière plastique. Celui-ci ferait présentement trois fois la taille de la France. C’est énorme! Même si ce «continent» est un grand problème, ce n’est pas notre seule erreur.
Il faut savoir que le pétrole répandu en mer constitue aussi un enjeu majeur. En tout, il y a 3,8 milliards de tonnes de pétrole extraites chaque année dont le tiers est transporté par voie maritime.
Malheureusement, la pollution n’est pas seulement présente dans les océans, mais partout sur la terre ferme et même dans l’atmosphère. Les polluants atmosphériques sont partout et lorsqu’ils sont en quantité suffisante, cela peut nuire à la santé humaine. La production de ciment est une cause parmi d’autres de gaz à effet de serre. Cette production représente 13% des émissions industrielles de gaz à effet de serre au Canada. La production de 100 tonnes de ciment engendre 80 tonnes de CO2. L’agriculture est, elle aussi, un grand producteur de gaz à effet de serre.
La quantité de déchets que les humains produisent est incroyable, presque inimaginable, c’est 4 milliards de tonnes de déchets créés chaque année! De plus, les conséquences reliées à ces résidus sont plus qu’importantes.
Pollution des sols

Avec les déchets que nous produisons, nous contaminons les sols et pas seulement une infime partie. On pourrait croire que les humains oublient que ce sont ces sols qui alimentent la population mondiale. De plus, si nous continuons sur cette route, les sols ne seront plus en mesure de fournir de la nourriture saine et non polluée. Les pluies acides, causées par des rejets de dioxyde d’azote et de dioxyde de soufre, détruisent directement les sols.
Les émissions de gaz à effet de serre des sites d’enfouissement sont également un problème. Celles-ci sont présentement 4 fois supérieures aux émissions du transport aérien.
« Les écoles primaires publiques du Québec génèrent plus de 1,3 kg de déchets par élève par semaine, dont 78% est potentiellement compostable. »
Heureusement, les humains commencent à trouver plusieurs solutions pour réduire cette pollution, comme le compostage.
Le compost

Le compostage est, de nos jours, un moyen de plus en plus populaire pour réduire la pollution concernant les déchets : les matières carbonées, les déchets durs bruns, secs et azotés, verts, mous et mouillés, les fruits et légumes, les pâtes alimentaires sans sauce, le pain, les rognures de gazon, etc. Ils vont tous dans le compost. Ces déchets vont alors se dégrader et former une sorte d’engrais très utile.
Il y a aussi davantage de pays qui mettent en place des mesures qui incitent les citoyens à composter. L’Autriche, par exemple, composte 40% de ses produits ménagers grâce à ses réseaux de tri très développés. De plus, d’après une étude faite en 2016, la ville de Montréal a doublé son taux de récupération des matières carbonées qui a passé de 11% à 20% en 4 ans. San Fransisco a elle aussi fait beaucoup d’efforts concernant la gestion des déchets. Elle est désormais à 80% de déchets compostés et recyclés et elle vise même le zéro déchet, c’est-à-dire 100% des déchets recyclés ou compostés.
Le compostage est également un moyen de conscientiser les jeunes. Ainsi, les enseignants peuvent leur montrer les bénéfices du compost, par exemple sa contribue à la porosité du sol et ainsi à la fertilité des sols, car le compost est un bon engrais pour les fruits et les légumes. Les enseignants, les directeurs et même les élèves pourront alors faire un jardin communautaire.
Notre école, l’école secondaire Soulanges, est un bon modèle pour toute la planète. Cette petite école de la Montérégie s’est donné comme objectif de fabriquer un jardin communautaire à l’aide du compost produit dans cet établissement.
Heureusement, elle n’est pas la seule. L’école secondaire Louis-Joseph-Papineau de Montréal a créé une grande serre de 1800 pieds carrés contenant des tomates cerises, des plants de chou frisé et des plants d’ail. La totalité de ces ressources est donnée à des organismes comme Moisson Montréal. De plus, ce jardin est commandité par plusieurs autres organismes comme Centraide, le Carrefour jeunesse-emploi et plusieurs autres qui n’ont d’ailleurs pas tardé à s’impliquer.
Il y a aussi les enseignants de l’école secondaire de l’Île à Gatineau qui organisent des activités extérieures afin de récolter les déchets azotés comme les résidus de nourriture qui peuvent être compostés, mais aussi les matières plastiques afin d’aider davantage notre planète. Ensuite, si les jeunes ramassent une quantité minimale de déchets déterminée à l’avance, ils auront une récompense à la fin de la semaine.
On peut également se procurer des bacs de compost de plus en plus facilement puisque les municipalités, au Québec, les distribuent gratuitement, puisque ce sont les citoyens qui payent le tout dans leurs impôts. Alors, parce que ces bacs se retrouvent dans les écoles et même dans les maisons, les jeunes peuvent être plus portés à mettre leurs déchets compostables dans ceux-ci.
Il y a d’ailleurs plusieurs activités de sensibilisation partout au Canada. Nous voyons des manifestations de milliers de personnes à travers le pays, comme la manifestation faite à Montréal il y a quelques semaines seulement, où 150 000 étudiants et travailleurs ont manifesté contre les changements climatiques. Si personne ne veut s’impliquer et changer son mode de vie pour aider la planète, celle-ci se retrouvera ensevelie sous les déchets toxiques et le plastique, et les jeunes en ont bien conscience.
Références: