Déjection et compostage
Publié le 6 mars 2014 par
Par Alexandra Carrière et Marie-Pier Gauvreau (2013)
Déjection et compostage
Nous vivons dans une société industrialisée dans laquelle nous avons tendance à oublier d’où viennent nos ressources primaires, entre autres, l’eau potable. Cette ressource est absolument essentielle à la vie. Les Nord-Américains utilisent l’eau pour laver leurs voitures, arroser leurs pelouses, se doucher, parfois plus d’une fois par jour, etc. En parallèle, dans les régions sous-développés tels que l’Afrique, les gens n’ont pas suffisamment d’eau potable pour leurs besoins vitaux comme, par exemple, pour s’abreuver. Dans le meilleur des mondes, l’eau serait distribuée de façon équitable partout sur la planète. Malheureusement, tel n’est pas le cas. Les pays industrialisés ne se soucient point du fait que cette ressource est épuisable, car ils pensent égoïstement à leurs besoins immédiats et à leur économie. Le manque d’eau potable est un problème grave, qui nous touche de plus en plus et qui affecte grandement déjà plusieurs civilisations.
Problème
Depuis le dernier siècle, l’utilisation d’eaux à travers le monde a augmenté deux fois plus vite que le taux de croissance démographique. L’eau douce se fait de plus en plus rare. La planète en a suffisamment pour tout le monde, mais cette eau est gaspillée, polluée, gérée de façon non durable et sa répartition est inégale. Les scientifiques prévoient qu’en 2025, 1.8 milliard de personnes seront sans eaux. Cela ne touchera pas seulement les gens dans les pays défavorisés et en Afrique, mais partout ; en Amérique, en Europe, en Asie etc. De plus, le tiers de la population sera en stress hydrique,c’est-à-dire que la demande en eau dépasse les ressources disponibles. Sans eau, notre capacité à produire de la nourriture devient moindre et le risque de diffusion de maladies mortelles augmente grandement, car l’hygiène est moins bonne et qu’on ne peut s’abreuver adéquatement, on est donc en moins bonne santé. Chaque jour, 3800 enfants meurent en raison du manque d’eau, de systèmes d’épuration non fonctionnels et du manque d’hygiène. Le mode de vie nord-américain requiert énormément d’eau potable. Le Canada est le deuxième plus grand consommateur d’eau potable par habitant, chaque habitant en utilise environ 400 litres par jour. L’eau couvre environ 71% de la terre, de ces 71% seulement 3% sont potables.
Solution
Pour chaque problème, nous pouvons trouver des solutions. L’eau potable est une ressource précieuse, pourquoi la gaspiller ? Nous nous offrons un très grand luxe tous les jours, plusieurs fois par jour même. Il est question ici de déféquer dans l’eau, ce qui est complètement inutile et qui gaspille des milliards de litres d’eau ! Un adulte rejette, chaque année, 460 litres d’un liquide contenant environ 88 kilogrammes de matière organique qui contient un potentiel de 25 kilogrammes de nitrates, de 2.8 kilogrammes de phosphates et de carbone. En France, 50% des phosphates présents dans les eaux usées proviennent des toilettes. Ces éléments proviennent de la terre et devraient y retourner, une bonne manière de les lui remettre, c’est en les compostant. Nous pouvons utiliser des toilettes à compost, ces toilettes sont inodores. En plus de faire économiser environ quatorze mètres cubes d’eau par an à son propriétaire, elles fournissent un compost de bonne qualité pour le jardin. Qu’est-ce qu’une toilette à compost ? Cette toilette a la même utilité qu’une toilette traditionnelle, par contre elle ne requière aucune goutte d’eau. Il faut simplement recouvrir les défécations d’une litière sèche carbonée ; sciure de bois, copeaux, paille ou foin séchés et broyés, chanvre en paillettes, balle d’avoine font l’affaire. On les appelle toilettes à compost, car on utilise le potentiel fertilisant des déjections. Cette toilette est inodore grâce à la litière carbonée qui évite le développement d’odeurs non désirées.