Géothermie et vélos stationnaires énergétiques

Publié le 24 avril 2019 par

Britany Richer et Alycia Pilon (2019)

Géothermie et vélos stationnaires énergétiques

Nous sommes 7 milliards d’être humains sur cette planète et, dans certains pays, la quantité d’énergie utilisée chaque jour est exagérée. Par exemple, en 2016 aux États-Unis, la consommation d’énergie renouvelable correspondait uniquement à 7,4% de l’énergie utilisée, donc 92,6%  de l’énergie consommée était non renouvelable. Parmi les secteurs industriels, celui de la production d’électricité est la principale source des émissions à l’origine des problèmes de qualité de l’air. Ces émissions contiennent, entre autres, du dioxyde de soufre ainsi que de l’oxyde d’azote qui contribuent à la formation du smog et des pluies acides. On y  retrouve aussi du dioxyde de carbone qui est à l’origine du réchauffement climatique.

File:Salt Lake City smog haze skyline 01.jpg

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Ces émissions ont de graves conséquences sur les plans d’eau, les habitats et les espèces. D’ici environ 100 ans, certaines îles risquent d’être complètement disparues à cause de l’augmentation du niveau d’eau causée par la fonte des glaciers due au réchauffement climatique. De plus, il n’y a pas que les îles qui seront affectées par l’augmentation du niveau de l’eau, certaines régions, certains pays sont aussi menacés. Par exemple, le Bangladesh qui est pris en étau puisqu’au nord du pays, l’eau provient de la fonte de la neige et des glaciers de l’Himalaya et qu’au sud on retrouve l’océan Indien.

La demande croissante d’énergie risque de provoquer de grandes tensions tant à l’échelle locale que mondiale. Dans les années à venir, les populations seront en manque de pétrole, de charbon et même d’eau. Les pays en développement, mais aussi les pays industrialisés se feront la guerre pour ces ressources devenues rares. Les populations d’aujourd’hui dépendent grandement des énergies non renouvelables (pétrole, charbon, gaz naturel). Transformer notre mode de vie qui dépend actuellement de l’énergie non renouvelable vers de l’énergie renouvelable nous garantirait un meilleur avenir. Est-il normal qu’en 2007 seulement 9,6% de l’énergie utilisée dans le monde était renouvelable et qu’en 2016 les sources d’énergies renouvelables ne représentaient que 13,2% de la consommation intérieure brute d’énergie de l’Union Européenne? Évidemment que non, puisque ces pourcentages sont beaucoup trop petits. Il est nécessaire de travailler davantage afin de rendre nos villes écologiques et indépendantes.

L’ISLANDE, UN LEADER EN ÉNERGIE RENOUVELABLE 

Certains pays tentent aujourd’hui de devenir indépendants énergétiquement. Leur objectif est d’utiliser uniquement des énergies renouvelables. Par exemple, l’Islande, qui est située au milieu de l’océan Atlantique, entre le Groenland et la côte européenne, est un meneur en énergie géothermique, hydraulique, éolienne et solaire. Dans ce petit pays d’environ 330 000 habitants, 87% de l’énergie qui est utilisée était renouvelable en 2014, ce qui a permis une réduction importante des émissions de CO2 dans ce pays.

En Islande, des glaciers recouvrent 11% du  territoire. Les fleuves, qui permettent de transformer le mouvement de l’eau en hydroélectricité, sont davantage alimentés par la neige des montagnes qui fond à cause du réchauffement climatique sur notre planète. Les premiers projets permettant d’alimenter le  territoire en énergie renouvelable ont été développés par des agriculteurs pour approvisionner leur ferme en électricité. En 1950, 530 petites usines hydroélectriques avaient déjà été construites.

L’Islande est installée sur la rupture des plaques tectoniques américaines et eurasiennes. Le territoire possède environ 200 volcans et beaucoup d’entre eux sont toujours actifs. Les nombreux geysers, de l’eau chaude qui jaillit de la terre par intermittence, sont également une source importante d’énergie. Ces ressources facilitent l’utilisation de la géothermie, c’est-à-dire de l’énergie provenant de la chaleur interne de la terre.

C’est durant les années 1970 qu’un agriculteur a trouvé le moyen d’utiliser l’eau chaude qui s’échappait de la terre pour mettre en place un système de chauffage. Les municipalités ont, par la suite, développé cette approche afin de chauffer des bâtiments et des piscines. L’énergie géothermique est maintenant utilisée dans plusieurs domaines : pour la pisciculture, la culture en serre, la production de cosmétiques et l’industrie agroalimentaire.

Fichier:Strokkur, Iceland.jpg

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À cause des coûts élevés de la géothermie, l’Islande a attendu jusqu’à la fin des années 1970 pour investir massivement dans cette source d’énergie. À la suite du choc pétrolier en 1973, le prix du pétrole a augmenté de façon importante. Il est alors devenu  rentable pour l’Islande d’utiliser sa propre énergie. Auparavant, ce petit pays utilisait des combustibles fossiles importés de pays industrialisés pour alimenter les maisons en électricité et en chaleur. L’Islande a surmonté plusieurs obstacles pour accomplir ses ambitions. La collaboration entre le gouvernement, la population et les municipalités a contribué à la réussite des projets de construction d’infrastructures hydrauliques et géothermiques de ce pays.

LES VÉLOS STATIONNAIRES ÉCOLOGIQUES 

Par contre, d’autres pays qui ne sont pas favorisés par leur géologie pour utiliser facilement la géothermie tentent, sans viser la totale indépendance face aux énergies non renouvelables, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. À New-York aux États-Unis, certains clubs précurseurs ont pu ouvrir des salles de gym qui ne sont alimentées que par l’énergie produite par les sportifs grâce à des vélos conçus afin de transformer le pédalage en courant électrique. Ces vélos produisent de l’électricité grâce à un générateur installé au pied de la machine. Ils parviennent donc à transformer l’énergie cinétique en énergie électrique. Les chiffres sont les suivants : si chaque vélo du club de gym était utilisé quatre heures par jour, 300 kilowatts-heure par mois pourraient être générés. Ces vélos sont bons pour la santé et pour l’environnement. Ils peuvent aider à réduire la consommation d’électricité et inciter les gens à faire du sport, ce qui contribue à la diminution des risques cardio-vasculaires, de l’obésité et du cancer.

Références

Futura Planète

20minutes

Université de Sherbrooke