La disparition et la mort des abeilles
Publié le 15 mai 2014 par
Alexandra Holmes et Bianca Lesperance (2014)
La disparition et la mort des abeilles
Les causes du problème
L’abeille occupe le plus grand rôle de pollinisation de notre planète, présentement, un tiers de notre nourriture dépend directement d’elle. Cependant, plusieurs traces d’un phénomène ont été enregistrées. Des milliards d’abeilles disparaissent de leurs ruches ne laissant aucun cadavre à proximité. Ce problème a été qualifié de désastre écologique, car celui-ci est d’une importance majeure, il menace fortement l’agriculture ainsi que la survie de l’humanité. Environ 80% des espèces végétales ont besoin d’abeilles pour être fécondées. Donc, sans elles, il y aurait peu de pollinisation et pratiquement ni fruits et ni légumes. De plus, avec la disparition des abeilles, c’est 65% des plantes agricoles qui sont en danger, cela représente environ 35% de notre alimentation. Pourtant, ce phénomène n’est pas si nouveau, il avait été décrit depuis les années 1960 et une étude plus poussée avait été faite en 1979. En 2006 et 2007, aux États –Unis, une immense extinction d’abeilles avait déjà eu lieu, on avait remarqué une perte d’environ 60% à 90% des colonies . Cette disparition amène des pertes financières incroyables, seulement pour les États-Unis, on compte une perte de près de 15 milliards de dollars par année. En fait, l’épidémie actuelle est mondiale. On peut voir ce phénomène se produire dans de nombreux pays d’Europe, également à Taiwan, ainsi qu’au Québec. Ce désastre est essentiellement causé par les activités de l’humain. Les êtres humains contribuent à l’affaiblissement des abeilles en détruisant la biodiversité florale, en restructurant les paysages, en enlevant les haies où elles nichent. De plus, les changements climatiques de la planète, également causés par l’humain, entraînent des hivers plus doux et des sécheresses qui font que les abeilles sortent de leur ruche plus tôt que prévu et qu’elles souffrent du manque de nectar. Également, certaines méthodes d’élevage (agriculture productiviste), pour le prélèvement du miel ou du pollen peuvent parfois être trop intensives et créent des victimes chez les abeilles domestiques et des ruches affaiblies.
Les pesticides et les parasites
Aujourd’hui, dans le monde de l’agriculture, on retrouve des substances bien populaires qui se nomment les pesticides. Répandus sur une culture pour lutter contre les organismes nuisibles, ceux-ci ont amené un très grand progrès dans la maîtrise des ressources alimentaires. Par contre, si les pesticides exercent une action toxique sur les mauvais organismes, ils peuvent aussi affecter l’environnement et des organismes non visés. Il y a beaucoup d’aspects négatifs à utiliser ce type de substance chimique, cela contamine les sols, les eaux, les plantes, les produits agricoles ainsi que toute la chaîne alimentaire. Également, répandus à grande échelle, les pesticides se font emporter par le vent et peuvent se retrouver loin de leur lieu d’épandage, donc certaines colonies d’abeilles sont affectées par ceux-ci même dans les régions où ils ne sont pas utilisés. Les pesticides ainsi que d’autres produits phytosanitaires représentent une très grande menace pour les abeilles. Ces types de substances s’attaquent à leurs systèmes nerveux et cela fait en sorte qu’elles sont incapables de retrouver leur ruche. Les abeilles meurent de faim, elles ont besoin de nectar qui leur apporte du glucose, c’est un problème important, mais, pour le moment, il est seulement compensé par l’alimentation artificielle, le sirop de sucre. En un an, on en utilise 15 000 tonnes dans l’apiculture. De plus, on retrouve plein d’autres menaces qui pourraient être la cause de cette épidémie de disparition comme d’autres insectes provenant d’Asie ou d’Afrique qui s’attaqueraient aux ruches , des parasites nommé varroas et des champignons nommés Nosema cerenae. Cependant aucun lien direct entre la disparition des abeilles et ces menaces n’a été totalement établi, mais des spécialistes continuent de rechercher des causes ponctuelles en étudiant ce type de parasites et de maladies.

La solution
Depuis quelques années, les gens ont pris conscience de l’ampleur de la situation. Pour contrer cette grande catastrophe, plusieurs solutions ont été trouvées, dont l’implantation de jachères apicoles. Puisque l’appauvrissement de la biodiversité prive les abeilles de nourriture saine et variée, des espaces tampons ainsi que des jachères fleuries ont été mises en place. Les espaces tampons sont des surfaces agricoles d’une largeur minimale d’environ 5 mètres, situés près des cours d’eau et on n’y plante pas de végétaux. Dans les jachères apicoles, des plantes herbacées sont mises en place sur des parcelles non cultivées. Ces types d’espaces représentent un intérêt pour les abeilles ainsi que pour les autres butineurs. Les abeilles sont en effet très attirées par les variétés de fleurs rares, c’est donc pour cela qu’on dit qu’elles viennent butiner avec un certain intérêt. Ces espaces sont complètement sains, ne contiennent aucun pesticide et sont composés de plantes mellifères. Ce sont des plantes qui produisent du nectar,une substance liquide et sucrée récoltée par les insectes butineurs et des oiseaux nectarivores. On y retrouve également des plantes herbacées mises en place sur des terrains non labourés. Les floraisons sont étalées sur plusieurs mois ce qui permet aux abeilles de se nourrir pendant une longue période surtout lorsqu’elles manquent de nourriture, vers la fin de l’été. L’objectif est d’amener une alimentation de qualité aux abeilles pour augmenter leur durée de vie et développer leurs défenses immunitaires. C’est cela qui leur permet de résister aux variations climatiques et aux pathologies comme le varroa et le nosema. Les jachères fleuries ont également pour but de favoriser la faune sauvage ainsi que d’embellir les paysages. Elles sont préférablement localisées le long des routes et des sentiers et elles suscitent l’attention de plusieurs passants. Les jachères apicoles se multiplient en France, en 2007 les surfaces passent de 400 à 1000 hectares et s’implantent dans 41 départements. Chaque jachère est prise en charge par des agriculteurs qui plantent des parcelles, des apiculteurs qui mettent à disposition leurs ruches et des coopératives locales qui prennent les graines en charge. Les jachères amènent plusieurs changements comme : la restauration et la fertilité des sols, l’enrichissement des sols en matière organique, l’amélioration de la structure du sol ainsi que la lutte contre son érosion. Bien sûr elles sont en augmentation, mais il faut encore travailler fort pour continuer à les développer davantage. De plus, des études démontrent que la part des jachères apicoles devient majoritaire dans le bol alimentaire des abeilles. Un an après les premières implantations de jachères apicoles, le bilan est encourageant. Les bilans démontrent une augmentation de 7% de la production de miel dans les régions où les jachères apicoles ont été implantées. Également ,ces zones auraient permis au abeilles de mieux résister à la sécheresse de 2006 et dans les territoires dépourvus de jachères on constate des baisses de production de miel qui peuvent aller jusqu’à 35 % . De plus , une analyse du pollen récolté par les butineuses du rucher en jachère apicole démontre que les abeilles se sont alimentées des plantes de ces jachères. L’espace agricole est aujourd’hui défavorable aux abeilles. En ce sens, les jachères apicoles compensent une ressource disparue. Il faut continuer de l’avant et mettre tous les efforts nécessaires pour assurer la survie de celles qui jouent un des rôles les plus importants de la planète.
Sources:
http://www.univers-nature.com/actualite/agriculture-chasse/des-jacheres-apicoles-en-forte-hausse-54707.htmlhttp://www.mondialisation.ca/la-disparition-des-abeilles/9275http://www.la-marne-agricole.com/actualites/abeilles-des-jacheres-apicoles-pour-sauver-les-abeilles:FTLDNRAG.htmlhttp://sanitaire-apicole17.org/index.php?option=com_content&view=article&id=179&Itemid=224http://www.santemaghreb.com/algerie/poivue51.htmhttp://terresacree.org/abeilles2.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d’effondrement_des_colonies_d’abeilles http://www.actu-environnement.com/ae/news/2042.php4