La marée noire de Chine
Publié le 21 février 2014 par
Par Massimo Clemente et Simon Bissonnette-Campeau (2011)
La marée noire de Chine
Depuis sa découverte, aux alentours du 18e siècle, le pétrole est une ressource essentielle. L’humain a donc décidé de s’investir dans l’extraction de cette précieuse ressource et, avec l’apparition de l’automobile, cette merveille a contribué à tout un changement économique. Aujourd’hui, le pétrole est une des industries qui rapporte le plus. Par contre, cet or noir n’apporte pas que des avantages économiques, il y a aussi des côtés plus obscurs. Celui-ci a engendré des catastrophes importantes dans le monde comme le naufrage du pétrolier Erika qui a coulé au large de la Bretagne, le 12 décembre 1999 et qui déversa 37 000 tonnes de pétrole dans l’océan. Le pétrole a causé aussi plusieurs marées noires comme la marée noire en Chine dont nous allons vous parler.

Le problème
Les marées noires sont de grandes destructrices environnementales et affectent toute la faune et la flore. Une marée noire est un grand déversement de pétrole qui est dû au bris de systèmes pétroliers comme des pipelines, oléoducs, raffineries, pétroliers, etc. En plus de contaminer les cours d’eau, celle-ci détruit la qualité de vie des humains, car leurs ressources d’eau potable sont contaminées. Les marées noires sont aussi à l’origine de l’extinction de plusieurs animaux terrestres et surtout aquatiques, comme de nombreux poissons et oiseaux marins. Elles ont marqué l’histoire avec les catastrophes qu’elles ont créées dans le passé comme la catastrophe de Dalian en Chine, le 16 juillet 2010. L’origine de cette catastrophe est une injection de produits chimiques dans les réservoirs, ce qui a causé deux explosions dans les oléoducs. Un pétrolier libérien de 300 000 tonnes déchargeait son contenu lors de l’incident, déversant plus de 5 milliards de litres de pétrole dans la mer. L’incident a provoqué un impact immense au sein de la faune et la flore, mais aussi au niveau des habitants des environs. Les scientifiques ont prédit que cet impact allait durer au moins 10 ans et qu’il allait affecter grandement la chaîne alimentaire locale. C’est pourquoi il est primordial de s’investir à fond dans cette cause. Plusieurs solutions existent déjà afin de contrer ce problème. En voici quelques-unes.

Des solutions
Cependant, que faire pour contrer ce problème ? En fait, il existe une multitude de solutions. Une de celles-ci, qui est d’ailleurs déjà appliquée entre autres par l’association Matter of Trust, est d’amasser le plus de cheveux possible, dans ce cas-ci, sur le continent en entier, pour les placer dans des bas, puis les jeter à l’eau de sorte qu’ils servent d’éponge au pétrole. Pour certains, cet acte peut sembler quelque peu farfelu, mais il est en fait un élément très important à appliquer, surtout lors d’un évènement comme celui-là, car il faut mettre de l’avant toute solution bénéfique possible afin de maximiser la régénération de l’environnement le plus rapidement possible.
Une idée très partagée est le filtrage. Sur ce, comment procède-t-on ? Eh bien, une des méthodes de filtrage, issue de la nanotechnologie, où nano veut désigner quelque chose de très petit, est d’employer des nanotubes. Ces nanotubes sont, en fait, de minuscules cylindres composés principalement d’atomes de carbone. Le procédé est simple à comprendre : l’eau polluée passe dans chacun de ces tubes et les molécules indésirables y restent coincées. Ceci n’est, en fait, qu’un résumé de ce mécanisme efficace qui est d’ailleurs étudié depuis environ vingt ans.

Comme autre solution, il y aurait le fait d’implanter des barrages contrôlables pour bloquer l’eau des rivières, des lacs et autres cours d’eau plus petits, de la mer Jaune. Ceci aurait pour effet de séparer ces lieux aquatiques des autres cours d’eau principalement pollués et ainsi diminuer les risques de contamination. Sur ce, le fait de pouvoir les contrôler, donc de décider s’ils doivent être clos ou non, ferait en sorte qu’ils ne seraient pas néfastes pour la faune aquatique. Ils ne seraient fermés qu’en cas d’accident. En plus, une fois la séparation faite, il serait beaucoup plus facile pour les responsables de filtrer les zones isolées, de par la concentration moins élevée de ce visqueux combustible. Bien sûr, cette solution n’empêcherait pas la mer Jaune polluée de pétrole de se déverser dans l’océan Pacifique et elle ne se ferait pas en une journée. Cependant, elle serait excellente pour les habitants touchés, et ce, surtout à long terme, car elle empêcherait les Asiatiques à proximité d’avoir un environnement pollué de la sorte une seconde fois. Le seul défaut de cet ingénieux processus est d’être coûteux, chose que le capitalisme aime moins, même quand il s’agit de sauver des vies.
Finalement, il existe une bactérie qui se nourrit de pétrole. Celle-ci se nomme : Alcanivorax borkumensis. Elle n’est pas la seule, mais elle est une des plus importantes du monde. Elle élimine donc les nappes de pétrole et est déjà particulièrement utilisée pour les marées noires. Par contre, la bactérie, par un manque de contrôle scientifique, pourrait dévaster de grandes réserves de pétrole.
Avec ces solutions, les marées noires pourront être moins néfastes pour les populations avoisinantes.
Sources :