Le plastique, un déchet envahissant

Publié le 2 mai 2019 par

Maya Hurteau & Rosalie Poirier (2019) 

Le plastique, un déchet envahissant

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Malheureusement, une grande partie de ce qui nous entoure est composée de plastique. Pour la majorité de la population, la récupération de celui-ci est de plus en plus importante. Par contre, il nous reste encore beaucoup de changements à réaliser afin de pouvoir totalement nous débarrasser  de ce problème majeur auquel nous faisons face. En effet, le continent de plastique en est un bon exemple. Le plastique qui se retrouve dans les cours d’eau, les fleuves et les rivières finit éventuellement sa course dans les océans. De ce fait, avec l’accumulation de ces détritus, des continents de plastique se sont formés. Le plus important se situe à mi-chemin entre l’ile d’Hawaii et la Californie. Composé de 90% de plastique et mesurant 3,5 millions de km², ce soi-disant « continent », de la grosseur du 1/3 de l’Europe, n’est pas assez ferme pour qu’un humain où un mammifère puisse s’y promener à la surface. Malheureusement, il y a plus d’une décharge flottante. En fait, il y en a cinq, soit dans l’Atlantique Nord, l’Atlantique Sud, le Pacifique Nord, le Pacifique Sud et l’Océan Indien. Selon Erik Solheim, chef de l’agence de l’ONU pour l’environnement de 2016 à 2018, d’ici 2050 il y aura plus de plastique dans les mers que de poissons!

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Saviez-vous que 70% des débris marins coulent au fond des océans s’ils ne sont pas collectés?

Grâce à leurs nombreuses utilités dans nos vies quotidiennes, les éléments de plastique se multiplient à vue d’œil. Dans les années 1950, le plastique s’est fait de plus en plus populaire, suite au développement commercial. À chaque seconde, une centaine de tonnes de déchets, sur les 4 milliards que nous produisons chaque année, se retrouvent au large.

La grande majorité des objets de plastique qui finissent leurs jours dans l’eau, soit 80 %, viennent en fait de la terre ferme. Plus de la moitié d’entre eux sont en provenance de seulement 5 pays: la Chine, les Philippines, le Sri Lanka, l’Indonésie et le Vietnam! Pour quelle raison? C’est simple, ces pays fabriquent une quantité phénoménale de produits pour l’Occident. Cela incite les pays producteurs à produire toujours plus de déchets. C’est ainsi que  dans certains pays, où le système de ramassage de déchets est déficient,  les ordures peuvent se retrouver un peu partout : sur les terrains, sur les plages, sur le bord des routes et à plein d’autres endroits. Ils finissent éventuellement par se retrouver dans un cours d’eau, qui, par la suite, s’écoule jusque dans les océans.

De plus en plus rapidement, les espèces animales marines sont en train de disparaître. Selon Greenpeace, une organisation non-gouvernementale internationale de protection de l’environnement, 267 espèces marines sont affectées par le plastique qui se retrouve dans les océans. 43% des espèces de mammifères marins, 44 % des espèces d’oiseaux et 86 % des espèces de tortues marines seraient affectées. 

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Une des raisons qui expliquent cela, est, bien évidemment, le plastique.  Les créatures qui habitent dans les océans et même les oiseaux se retrouvent souvent capturés par des déchets flottant au large. Ces pauvres animaux, incapables de s’en échapper par eux-mêmes, meurent dans ces atroces conditions.

Un autre problème créé par la forte concentration de plastique présente dans les océans est l’ingestion de celui-ci par la faune marine. Des débris de plastique microscopiques se retrouvent un peu partout dans les océans, ce qui les rend très faciles d’accès pour les animaux marins, qui ne se rendent même pas compte que du plastique est ingéré en même temps que leurs repas. Puisque le plastique ne se digère pas, celui-ci reste bien enfoui au fond de l’estomac de ses porteurs. En restant longtemps dans l’estomac, le plastique prend la place d’autres aliments qui pourraient être consommés afin de nourrir l’individu et du coup, ce dernier meurt de faim.

 Plusieurs solutions ont étés mises en place afin de pouvoir sauver la planète, mais celle qui a retenu notre attention est le fameux projet d’Alex et Andrew . Lors d’un voyage de surf à Bali, en Indonésie, Alex Schulze et Andrew Cooper ont été choqués de voir la quantité phénoménale de plastique qui se retrouvait dans les océans. Émus, les 2 amis ont été inspirés par un pêcheur dont l’accès à l’eau était bloqué par des montagnes de plastique. Leur projet, créé en 2017, a pour but d’éliminer les déchets de plastique des eaux en vendant des bracelets. Cette entreprise possède 3 établissements en Floride, ainsi qu’un à Bali, où les bracelets sont fabriqués. Comment procèdent-ils vous vous demandez? Eh bien, ils mettent en vente sur leur site web de magnifiques bouteilles d’eau réutilisables, des sacs écologiques à usages multiples et finalement, leur plus grand vendeur, des bracelets fabriqués à partir de matières plastiques entièrement recyclées. Des bouteilles en verre sont utilisées pour confectionner les perles des bracelets et des bouteilles en plastique pour fabriquer les cordons.

Un nouveau bracelet unisexe et résistant à l’eau est créé pour chaque mois de l’année. Chaque mois, les bracelets ont une couleur différente et supportent différentes causes en lien avec la vie dans les océans comme, par exemple : les tortues, les récifs de coraux et bien d’autres.

Pour chaque bijou vendu, une livre de plastique est retirée des océans. C’est grâce à l’aide de plus de 80 personnes, que la compagnie réussit à nettoyer les océans! Chaque matériau qui est ramassé dans les océans est par la suite rincé, trié et transporté dans un centre de recyclage local. Présentement, de plus en plus de déchets sont éliminés des océans. En moins de 2 ans, 4 113 855 livres, soit 1 866 013 kilogrammes de déchets, ont été retirés des océans et le compte ne fait qu’augmenter !

En d’autres mots, les élans de changements, réalisés dans le but de sauver la planète, ne font que grandir. La compagnie fondée par Alex et Andrew en est une preuve excellente!

4 Ocean

Radio-Canada 1

Radio-Canada 2

Encyclopédie de l’environnement

Continents de plastique et animaux marins

Erik Solheim