Le problème des sables bitumineux

Publié le 21 février 2014 par

Par Marie-Claude Campeau et Stéphanie Morin (2011)

Le problème des sables bitumineux

Premièrement, qu’est-ce que les sables bitumineux de l’Alberta ? Les sables bitumineux de l’Alberta sont du bitume, un mélange d’hydrocarbures lourds. On extrait le bitume du sable pour en faire du pétrole brut. Celui-ci sert à faire fonctionner tout appareil qui fonctionne au pétrole. On envoie surtout ce pétrole aux États-Unis. On creuse ¸(comme une mine à ciel ouvert) afin de trouver les sables bitumineux. Ensuite, on utilise une quantité inimaginable d’eau pour faire remonter le pétrole. Les eaux qui sont utilisées pour faire remonter le pétrole sont polluées par des matières toxiques, ce qui crée des lacs toxiques qui détruisent des habitats. Des animaux viennent s’y abreuver et en meurent par la suite. Contrairement au pétrole, les sables bitumineux ne peuvent pas être pompés. Les émissions de carbone qui sont produites lorsque l’on extrait le bitume des sables représentent un problème. Une étude européenne, démontre que le niveau du carbone n’avait pas été aussi haut depuis 800 000 ans. Au milieu du 21e siècle, les émissions de GES devraient se situer à environ 50 milliards de tonnes par année. Le carbone pollue l’atmosphère, 22% des émissions proviennent des industries et 39% proviennent de la production électrique. Les entreprises utilisent des grosses machineries pour transporter l’eau potable et pour extraire le bitume des sables. L’eau qu’ils utilisent est tellement contaminée qu’elle ne peut plus être réutilisée. Bref, ils utilisent des machineries pour presque toutes les étapes du processus et ces machines fonctionnent évidement avec du pétrole. De plus selon une étude faite par Leslie Shiell, professeur adjoint au Département de science économique, et Suzanne Loney, étudiante de deuxième cycle, si la compagnie Suncor Energy devait payer le coût des dommages causés par ses émissions de GES, les bénéfices descendraient d’environ 27 pour cent par baril.

Carbon_sequestration

La solution (capture du carbone)

Donc, les sables bitumineux causent plusieurs problèmes environnementaux. La quantité des problèmes se rapportant aux sables bitumineux est trop grande pour que nous puissions trouver une solution qui s’apllique à l’ensemble des problèmes. Nous devons trouver une solution à chaque problème s’y rattachant.

De nombreuses solutions existent déjà pour différents problèmes. La solution suivante sert à diminuer la grande quantité de carbone qui est produite par les sables bitumineux. En fait, il existe déjà ce que l’on appelle des puits de carbone naturels. C’est un nom donné à ce qui existe déjà et qui a la capacité de capturer du carbone, tel que les océans, les sols et certains milieux végétaux. Il existe aussi des milieux végétaux artificiels, créés par l’humain afin de ressembler à ceux déjà existants et pour faire le même travail, mais une nouvelle idée a été mise en vigueur le 15 mars 2006. Cette solution est portée par le projet « Castor »  en Europe. C’est au Danemark que cette idée a été mise en place en premier. Qu’elle est la solution visée par ce projet ? La capture du carbone ! En effet, il existe des moyens autres que naturels de capturer le carbone. Le projet « Castor » est déjà en place dans 11 pays d’Europe. Le but est simple : diminuer la quantité de CO² généré par les centrales. Comment s’y prennent-ils ?  Ce projet ne fait pas que capturer le CO², il permet au CO² d’être séparé des rejets gazeux des centrales, puis le CO² est transformé en calcaire. On utilise des techniques pour absorber le CO² restant. De plus, Leslie Shiell, professeur adjoint au département de science économique, affirme qu’en captant le CO² on pourrait l’utiliser à la recompression de puits de pétrole prolongeant ainsi leur durée de vie. On pourrait, comme en Europe, se joindre au projet « Castor », mais au lieu de l’utiliser seulement avec les usines, on l’utiliserait avec l’exploitation des sables bitumineux !Par contre, les installations de capture de carbone diminuent le rendement des chaudières d’une dizaine de points. Pour avoir un support visuel vous pouvez aller voir Animation projet CASTOR qui provient de IFPEN.

De plus, outre le projet  « Castor », il existe une autre technique qui consiste à capturer le CO² directement dans l’air. David Keith, chercheur à l’Université de Calgary et son équipe cherchent des moyens efficaces de capturer le CO². Selon lui, nous pourrions construire des usines de piégeage dans d’autres endroits et peut-être même d’autres pays. Keith et son équipe ont construit, à Calgary, une tour de piégeage de carbone capable de piéger 20 tonnes de CO² par an, par contre 20 tonnes de CO² représentent ce qu’en moyenne une personne en Amérique du Nord produit. Ils ont prouvé qu’il existe une façon (les tours de piégeage de carbone) de prendre le CO² directement dans l’air en utilisant moins de 100KWh d’électricité par tonne de CO².

Les sources

Université Ottawa

Radio Canada

Wikipédia

Notre Planète

Geek… mais pas trop

Fondation David Suzuki

Conso Globe

Image

Paul Broutin (IFP)