Le vison d’Europe
Publié le 1 mai 2017 par
Samuel Boucher et Ludovic Therrien (2017)
Le vison d’Europe, un mammifère qui se fait rare
Le vison d’Europe, un adorable petit mammifère appartenant à la famille des Mustélidés est, depuis le début du XXe siècle, la cible de plusieurs assauts. En effet, ce mammifère semi-aquatique palmé occupait la presque totalité de l’Europe, de la France à la Russie. Maintenant, il occupe seulement deux zones: de la côte atlantique sud de la France au Nord-Ouest de l’Espagne et de la mer Baltique à la mer Noire. Le vison d’Europe fait face à plusieurs menaces qui provoquent la diminution de sa population depuis plus d’un siècle. Les trois causes qui jouent un rôle majeur sont chacune en lien avec l’humain, bien entendu. Elles comptent la disparition de leur territoire habitable, les activités humaines et la transmission de pathologies venant des visons d’Amérique.
Pour commencer, le territoire occupé par le vison d’Europe s’est fait écrasé par l’urbanisme. La construction de bâtiments urbains nécessite souvent la coupe d’arbres et amène aussi la pollution de cours d’eau. Ce fait a grandement contribué à chasser les visons de leur territoire. Trouvant sanctuaire dans des terriers près des cours d’eau, se nourrissant de grenouilles, de petits mammifères, d’oiseaux et autres, cette espèce de mustélidé doit avoir accès à un bord de l’eau avec un écosystème en santé pour survivre. C’est pourquoi, en seulement dix ans, plus de 70% de la population de ces mammifères d’Europe s’est éteinte.
Notre mode de vie actuel est souvent centré sur le bien-être et le confort. Certains groupes de protection environnementale s’efforcent de changer ces habitudes ancrées en nous, mais certaines choses ne peuvent pas être retirées de notre vie rapidement. Les automobiles sont le mode de transport le plus commun du 21e siècle et cela presque partout dans le monde. Il est donc essentiel de faire passer les routes à travers montagnes et forêts, pour permettre le passage de tous ces automobilistes. En passant par ces endroits, nous détruisons des écosystèmes où les animaux sont habitués de circuler librement. Cela nous amène à notre deuxième point : l’impact des activités humaines. Les visons ayant à se déplacer passent par les routes et il est très fréquent qu’ils se fassent écraser. En fait, il arrive si souvent que ces petits mammifères se fassent écraser par des voitures que ceux-ci représentent 65% des visons d’Europe retrouvés morts.
Les pathologies représentent également une menace majeure pour les visons d’Europe. En 1973, en Europe, environ 4,9 millions de visons d’Amérique, une autre espèce de vison, vivaient dans des fermes à fourrure situées en Europe de l’Est. Le problème, c’est que plusieurs de ces visons d’Amérique se sont échappés et sont entrés en contact avec ceux d’Europe. Les visons d’Amérique transportaient des maladies auxquelles ils étaient résistants, mais pas les visons d’Europe (le botulisme, la maladie de Carré, l’entérite et la pneumonie). Plusieurs visons d’Europe sont donc morts de cette façon.
Donc, comme on peut le voir, c’est l’humain qui est en cause à chaque fois. Nous sommes donc responsables de trouver des solutions afin d’améliorer la situation. Une solution a été apportée par Natura 2000 qui s’occupe de la protection du territoire habitable pour le vison d’Europe. Par la création de parcs naturels pour plusieurs écosystèmes depuis 1922, Natura 2000 a pu prévenir la perte de plusieurs espèces en voie de disparition, dont le vison d’Europe. La vallée Charente en fait partie étant un des seul endroits où l’on peut encore voir des visons d’Europe en France.
Ce n’est pas tout, il y a aussi un programme créé pour diminuer la taille de la population de visons d’Amérique en Europe afin de prévenir la distribution des maladies. Ce programme, le Programme de lutte contre les visons d’Amérique, n’est pas dangereux pour la vie des visons, car il consiste à capturer les bêtes pour les stériliser et ensuite les relâcher.
Parce que nous tentons de protéger le territoire du vison d’Europe et que nous agissons contre la menace que représente son cousin d’Amérique, le vison d’Europe pourrait très bien être en meilleure position d’ici quelques années.

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