Les activités humaines

Publié le 6 mai 2018 par

Samuel Lamoureux et Marie Coué (2018)

Les activités humaines

PROBLÈMES

Les activités humaines ont un impact important sur les écosystèmes. L’humain, dans la vie courante, pollue énormément. Par exemple, pour nous déplacer sur une longue distance nous avons besoin de prendre notre voiture qui, elle, pour fonctionner, nécessite l’utilisation du pétrole, une ressource naturelle qui n’est pas renouvelable à court terme. En 2017, la consommation mondiale de pétrole a été évaluée à près de 97,4 millions de barils par jour, c’est-à-dire, 1 127 barils ou 179 000 litres par seconde.

Entre 2005 et 2013, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 18,3%. Les gaz à effet de serre demeurent dans l’atmosphère pendant une période qui peut varier de quelques années à plusieurs milliers d’années. Cela dépend du polluant, certains polluants ont une durée de vie plus longue et d’autres plus courte. Les impacts sont mondiaux, peu importe la provenance de ces GES.

De plus, nous sommes omnivores, nous mangeons de tout, mais parfois en trop grandes quantités.  Manger de la viande nécessite plus d’énergie pour notre planète qu’une alimentation végétarienne. L’agriculture et l’élevage sont nocifs à plusieurs niveaux. Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre provenant directement de l’agriculture ont augmenté de 26,5% entre 1990 et 2006 au Canada, soit plus que la moyenne pancanadienne de 22%. Les augmentations les plus importantes proviennent de la fermentation entérique, c’est-à-dire la digestion des animaux d’élevage. Les flatulences de ces animaux produisent du méthane qui contribue au réchauffement climatique (+34% durant cette période) tout comme l’utilisation d’engrais (+32%).

Quand on compare l’intensité en émissions de GES par tranche de 1 000$ de production des différents secteurs de l’économie, l’agriculture est en tête de liste avec 3,1 tonnes équivalent de CO2, ce qui équivaut au double du secteur de l’extraction du pétrole et du gaz avec 1,4 tonne, du charbon avec 1,5 tonne, et à 5 fois plus que la foresterie avec 0,6 tonne. Selon un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) l’élevage, qui est responsable de 18% de la production de GES, est l’une des causes principales de plusieurs problèmes : augmentation des GES, nouvelles espèces menacées, pollution des sols, de l’atmosphère et de l’eau.

SOLUTIONS

Le Bhoutan est le seul pays au monde à avoir un bilan carbone négatif. Le Bhoutan est d’ailleurs surnommé « le pays le plus heureux du monde ». Évidemment, si ce pays a un bilan carbone négatif, c’est parce qu’il est le plus « vert » et ce n’est pas un hasard. Le roi Jigme Singye Wangchuck a calculé un indice de Bonheur National Brut en tenant compte de quatre aspects : le développement durable, la protection de l’environnement, la préservation de la culture et une bonne gestion du pays. Pourtant, avant 1974, le pays n’acceptait aucun touriste et, avant 1999, il n’y avait aucune télévision. Maintenant, le prix d’une chambre d’hôtel pour les touristes inclut une taxe spéciale de 65$ liée au développement durable.

D’ici 2020, le Bhoutan promet de devenir le premier pays au monde à faire de l’agriculture 100% bio. Le gouvernement souhaite donc y éliminer progressivement l’utilisation de produits chimiques dans les champs pour les remplacer par des fertilisants naturels. De plus, de nombreux Bhoutanais sont végétariens.

De son côté, la FAO propose une multitude de solutions.

Pour restaurer les terres endommagées :

  • conservation des sols
  • sylvopastoralisme, une nouvelle gestion pour les zones d’élevage.

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre :

  • intensification durable de la production agricole et fourragère.

Pour réduire la déforestation et la dégradation des pâturages :

  •  amélioration de la nourriture donnée aux animaux d’élevage
  • meilleure gestion des fumiers.

Pour contrer la pollution de l’eau :

  • meilleure gestion des déchets animaux dans des usines industrielles,
  • meilleure alimentation des animaux pour améliorer l’absorption des substances nutritives.

Enfin, pour contrer la perte de biodiversité :

  • meilleure protection des zones vierges et protégées
  • intégration de la production animale dans l’aménagement du territoire.

Références :

Problèmes :

http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/meth_gde_f_19283.html

https://www.planetoscope.com/petrole/209-consommation-mondiale-de-petrole.html

https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/indicateurs-environnementaux/emissions-gaz-effet-serre-echelle-mondiale.html

http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/l-agriculture-pire-que-les/

http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0612sp1.htm

https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/indicateurs-environnementaux/emissions-gaz-effet-serre-facteurs-incidences.html

Solutions :

http://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/522857/etre-possede-par-ses-possessions

https://fr.wikipedia.org/wiki/Environnement_au_Bhoutan

https://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/1004971/le-bhoutan-paradis-environnemental-menace.html

http://www.nationalgeographic.fr/environnement/le-bhoutan-seul-pays-au-monde-avoir-un-bilan-carbone-negatif

http://www.acsqc.ca/fr/content/un-membre-duconseil-de-l%E2%80%99acsm-va-au-bhoutan-pour-promouvoir-un-d%C3%A9veloppement-sans-d%C3%A9chet

https://www.instagram.com/lapetiteecolo