Les poubelles bien triées c’est payant
Publié le 2 mai 2022 par eleve
Rose Ferland, Jérémy Desrochers (2022)
Déversement de déchets à travers le monde
Au Canada, chaque personne produit environ 1,2 kilogramme de déchets chaque jour. Parmi ces ordures seulement 24 % sont recyclées ou compostées. En Europe, 50% sont réutilisées. Et que dire du 80% de matériel réutilisé à San Francisco ! Que pouvons-nous faire pour augmenter ce taux au Canada? Et pourquoi San Francisco a un pourcentage si élevé ? San Francisco a réduit sa production d’ordures en intégrant le mouvement zéro déchet. Ce mouvement a pour but de diminuer la production de déchets pour traiter le problème à sa source.
Les surplus de détritus causent énormément de problèmes, non seulement pour une ville, mais aussi pour le reste de notre magnifique planète bleue, puisque ces ordures se dirigent directement vers l’océan (par le ruissellement entre autres) ou se retrouvent dans les sites d’enfouissement. Ces sites d’enfouissement libèrent alors du lixiviat et du biogaz, le méthane. Ce méthane est le deuxième gaz à effet de serre le plus produit par l’humain, ce qui aggrave le réchauffement climatique. Un des défis communs à tous les pays et qu’on retrouve également à San Francisco est d’inciter la population à participer. Pour augmenter cette participation de la population, quelques villes ont instauré des sanctions pour diminuer la proportion de déchets produits.
Nous avons tous entendu parler du plastique dans les océans, qui tue les animaux marins quand ils l’avalent ou quand ils sont pris dans ce matériel et qui pollue notre eau. Savez-vous réellement à quel point les déchets ont un impact sur l’environnement ? De 1970 à 2012, en 40 ans seulement, la taille des populations d’espèces marines aurait diminué de 49 % ! Il faut abandonner une partie de notre confort, de notre vie de tous les jours, pour favoriser la survie des espèces. Nous sommes en train de faire disparaître des espèces alors que plusieurs de celles-ci n’ont même pas encore été identifiées.

Que doit-on changer?
Pour remédier à cette situation, la ville de San Francisco souhaitait devenir une ville zéro déchet avant 2020. Pour tenter d’y parvenir, la ville a augmenté les taxes pour la collecte des bacs de poubelle, elle a diminué la taille des bacs à déchets et augmenté la grosseur des bacs de recyclage et de compostage.
San Francisco a aussi interdit la vente de bouteilles d’eau en plastique et de verres en styromousse. Pour que les gens puissent toujours avoir accès à l’eau potable à la suite du retrait de l’eau en bouteille du marché, elle a aussi installé davantage de fontaines d’eau dans les places publiques. Pour que les citoyens persévèrent, la ville a imposé des amandes élevées aux gens qui triaient mal leurs déchets. Le compostage est maintenant obligatoire et les industries du bâtiment sont obligées de recycler tous leurs débris recyclables. Dans plusieurs endroits publics, comme les parcs et les restaurants, il y a une double vérification des déchets pour minimiser au mieux la production de détritus. À la suite de ces actions, la ville a réussi à réduire leur production de déchets de 75% en 2010 et elle le dépasse même maintenant avec 80 %. Par la suite il y a eu l’ouverture de plusieurs nouveaux sites de compostage, ce qui crée de l’engrais qui n’est pas chimique, donc plus écologique. Pour ce qui est de l’engrais généré par le compostage, il est par la suite redistribué à travers le pays, sinon San Francisco en aurait trop.
Pour conclure, les surplus de déchets ont affecté l’environnement. Les enjeux environnementaux nous affectent tous et les générations futures risquent d’en subir les plus graves conséquences. C’est pourquoi il est temps de viser production zéro déchet en augmentant les taxes sur les poubelles, en mettant en place des services municipaux permettant de réduire la production de déchets, et en encourageant chaque individu à participer.

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