L’industrie du textile et ses dangers
Publié le 30 avril 2018 par
Noëmie Durand-Robert et Gabrielle Joubarne (2018)
L’industrie du textile et ses dangers
Grâce aux textiles, nous pouvons nous meubler (par exemple : le divan, les chaises de cuisine, le matelas,…), nous vêtir (chandails, chaussures, manteaux,…) et aussi nous couvrir dans notre lit, le soir. Cependant, les manufactures qui les fabriquent n’ont pas toujours une conscience très écologique. En effet, l’industrie du textile produit des effets négatifs sur l’environnement à long terme.
Les problèmes
En outre, l’un de ces effets néfastes implique les techniques d’exploitation des matériaux requis pour la fabrication de vêtements. Le matériau le plus utilisé pour la confection des vêtements est le coton et c’est l’une des cultures les plus polluantes. Le coton, une fibre végétale, provient d’un petit arbre, le cotonnier.
Malgré tous les bons côtés du coton, tels que ses coûts peu élevés et sa facilité de production, plus nous cherchons à ce sujet, plus nous pouvons être surpris. Les problèmes reliés à l’utilisation du coton sont nombreux, plusieurs ont des effets catastrophiques sur l’environnement. Il y a une consommation excessive d’eau, mais aussi de produits chimiques lors de la production de cette fibre végétale. Prenons en exemple la consommation d’eau pour un seul chandail, elle atteint une quantité de 25 000 L d’eau. C’est énorme! Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec cette eau utilisée dans le processus de transformation. Cette eau regagne les lacs et finit par retourner dans les océans. Le coton se retrouve en 3e place, devancé par l’exploitation du riz et du blé, dans la liste des cultures consommant de grandes quantités d’eau.
Ensuite, en lien avec l’utilisation d’eau, les producteurs de coton coopérant avec des usines de transformation utilisent très souvent des pesticides afin de favoriser la croissance du cotonnier. Ces pesticides polluent, par la suite, les cours d’eau. Un des pesticides utilisés est l’aldicarb (une substance chimique qui agit en tant qu’insecticide), il est utilisé aux États-Unis et dans 25 autres pays. Une seule goutte de ce pesticide absorbée par la peau humaine, peut entraîner la mort. De plus, ces différents pesticides se retrouvent dans l’eau des océans, alors la pollution de ceux-ci augmente considérablement.
En d’autres termes, le processus de production du coton comporte plusieurs problèmes dont l’utilisation excessive d’eau et de pesticides dangereux.
Plant de coton source
Les solutions
Maintenant, voyons comment nous pouvons améliorer les méthodes de production du coton. Une compagnie se démarque des autres compagnies de textile par sa conscience écologique dans ses choix de matériaux. Cette compagnie, située en France à Gaillac d’Aveyron, produit des chandails pour les hommes et les femmes. L’élément qui fait que cette compagnie est une compagnie intéressante dans son approche, c’est qu’elle utilise du coton 100% biologique. Ce coton biologique provient de la Grèce puisque ce pays est le seul producteur européen de coton biologique.
Définissons ce qu’est le coton biologique et les différences entre celui-ci et le coton dit « classique ». Tout d’abord, le coton biologique et le coton dit « classique » ont, à la base, la même fibre végétale, mais les différences se retrouvent dans la façon dont le coton est produit. Plus haut, nous avons pu observer que la production de coton utilisait énormément d’eau, mais cette compagnie grecque utilise un système goutte à goutte pour l’arrosage de ses plantes ce qui diminue beaucoup l’utilisation de l’eau. La consommation d’eau diminue de moitié avec ces technologies d’arrosage innovatrices.
Ensuite, passons au cas des nombreux pesticides. Peu de pesticides sont utilisés lors de ces productions afin d’éliminer les insectes nuisibles, tels que les pucerons. Ce sont des insectes comme les coccinelles et les chrysopes, appelés aussi les demoiselles aux yeux d’or appartenant à la famille des chrysopidés, qui s’en occupent et non un produit chimique dévastateur pour l’environnement. De plus, la distance entre la compagnie et le producteur de coton en Grèce est petite, donc il y a un impact très minime sur la quantité de carbone rejetée dans l’atmosphère.
Chrysope vert Source
Pour finir, nous sommes maintenant en mesure de voir qu’il existe des moyens simples pour faire une production de coton biologique. Cependant, malgré la simplicité des moyens, il est indéniable que le coût de production sera plus élevé. Les compagnies qui en produisent n’ont plus de raison de ne pas produire de cotons 100% biologiques à partir de maintenant!
Sources: