Pollution domiciliaire et maisons écoénergétiques
Publié le 24 septembre 2014 par
Écrit par Shawn Morgan et Pierre-Luc Thauvette (2014).
Pollution domiciliaire et maisons écoénergétiques
Depuis plusieurs années, la pollution sur notre globe ne cesse de croître. Dans une maison américaine, on consommerait plus de 10 000 kW*h d’électricité annuellement comparativement à 3300 kW*h pour la Chine et 55 kW*h pour l’Éthiopie. Cela coûte, en moyenne, 107.28$ par mois pour une famille américaine. S’il y avait moyen d’avoir des maisons peu coûteuses et écoénergétiques, l’environnement serait libre d’une partie importante des problèmes liés à la consommation quotidienne d’énergie causés par divers procédés nocifs pour notre planète, tels que l’extraction très coûteuse et polluante du charbon et la combustion encore plus nocive de celui-ci.
Charbon

Il y a deux types de mines dans lesquelles on extrait du charbon : les mines à ciel ouvert et les mines souterraines. Pour ce qui est des mines à ciel ouvert, il suffit de creuser quelques mètres et on atteint le gisement. En ce qui a trait aux mines souterraines, il faut creuser dans le sous-sol et construire des galeries. Ces différents procédés ont bien-sûr un impact sur l’environnement. Les compagnies qui exploitent les mines causent de multiples incendies, détériorent les paysages, polluent les cours d’eau avoisinant les sites d’extraction, et libèrent une grande quantité de CO2 dans l’atmosphère. En une année, les États-Unis consomment plus d’un milliard de tonnes de charbon. 44% de cette quantité de charbon est utilisée pour générer de l’électricité. Cette énergie versatile est utilisée par les citoyens, mais aussi par les commerces. Malheureusement, comme nous le savons bien, le charbon est une ressource énergétique non-renouvelable et polluante. Étant donné le système économique capitaliste qui recherche toujours les solutions les moins dispendieuses à court terme et la localisation géographique des États-Unis, ce pays utilise peu les ressources naturelles moins nocives comme l’eau pour l’hydroélectricité. Une simple centrale au charbon produit plus d’un million de tonnes de gaz à effet de serre annuellement. Cela met en danger certaines espèces sauvages à cause des émissions de mercure. Les poissons peuvent absorber plus de mille fois la quantité de mercure retrouvée dans leur environnement marin. C’est ce qu’on appelle la bioaccumulation. En plus, la combustion de charbon produit une grande quantité de dioxyde de soufre, une des principales causes des pluies acides. Ces centrales produisent aussi de l’oxyde d’azote, un gaz pénétrant les bronchioles et réduisant le pouvoir oxygénateur du sang, et des particules fines, ces substances sont considérées comme étant »toxiques » selon le gouvernement fédéral. Comme dit précédemment, ces gaz peuvent se transformer en pluies acides, se retrouver dans les lacs et changer l’acidité de l’eau, détruisant ainsi l’habitat de nombreuses espèces de poissons.
Eau
Seulement aux États-Unis, environ 1841 mètres cube d’eau sont utilisés par personne, par an. Simple rappel, un mètre cube d’eau équivaut à 1000 litres. Un Américain moyen consomme donc environ 1 841 000 litres d’eau (majoritairement potable) par an. En sachant que l’eau aux États-Unis sera une ressource très limitée dans les prochaines années, c’est un sujet qu’il faut aborder sérieusement. Selon des chercheurs, en 2021, le Lac Mead au Nevada, un lac alimentant une population de 22 millions de personnes, risque d’être complètement asséché.
Une solution?
Des chercheurs Américains ont développé des »bio maisons » presque totalement indépendantes (tout dépendant de l’endroit sur lequel on se trouve sur la planète) et peu coûteuses faites à base de matériaux recyclés, souvent gratuits, tels que des pneus et des bouteilles de verres ou d’aluminium.
Ces maisons produisent leur propre énergie électrique. À l’aide de leurs nombreuses fenêtres servants de système de chauffage passif, aucun élément chauffant n’est nécessaire pour chauffer ces maisons. Un grand réservoir muni de filtreurs servant à purifier l’eau de pluie alimente la maison en eau potable. Plusieurs systèmes permettent de limiter le gaspillage d’eau, tels que des toilettes sèches ou à faible débit et des systèmes de récupération des eaux grises. Les équipements coûtants le plus cher sont permettant l’approvisionnement en énergie, les cellules photo-voltaïques ou les éoliennes, au choix du consommateur.
Conclusion
Il y a beaucoup de solutions aux problèmes environnementaux, les maisons écoénergétiques en font partie et sont importantes à considérer. Elles peuvent avoir un impact positif radical sur la santé de notre planète. Bien sûr, cette solution est à développer sur une longue période de temps, il serait irréaliste de croire que ces maisons peupleront le décor de toutes nos rues d’ici peu. Toutefois, en ventant les vertus de cette solution, il serait possible d’en voir de plus en plus, améliorant ainsi graduellement l’état de l’environnement dans lequel nous vivons et celui dans lequel les générations à venir vivront.
Références: