Que vaut la forêt ?
Publié le 28 février 2014 par
Par Alexandra Pilon (2008)
Que vaut la forêt ?
Chaque année, environ 13 milliards d’hectares de forêts disparaissent sur Terre, soit l’équivalent du pays de l’Angleterre, ou encore, un terrain de football chaque huit secondes. C’est énorme ! De plus, la déforestation est responsable d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui cause une partie du réchauffement climatique.
L’importance des forêts
Les forêts de Malaisie sont extrêmement importantes pour la survie des habitants et des animaux de ce pays. En plus d’être une grande source de nourriture et de fruits pour les gens, cette forêt contient plus de 450 espèces d’oiseaux tels le calao et 200 mammifères comme l’éléphant, le rhinocéros, le tapir, le tigre, le léopard, l’ours, pour n’en nommer que quelques-uns. Sont aussi répertoriés plus de 250 espèces de reptiles, 90 espèces de grenouilles et plus de 150 000 espèces d’insectes. Il y a aussi plusieurs sortes de cervidés, de bovidés et de singes, comme l’orang-outang. La flore est tout aussi diversifiée : on compte plus de 8 000 espèces de plantes à fleurs, dont 2 000 arbres, 800 orchidées, 200 palmiers ainsi que l’arbre tropical le plus haut de la planète, le tualang haut de 80 mètres et la plus grande fleur du monde, la rafflésie qui est large de 1 mètre et pèse jusqu’à 9 kg.
Malheureusement, la déforestation de ce pays met en péril la vie de plusieurs espèces vivantes. En tout, plus de 274 sortes d’oiseaux et une centaines de types d’animaux ont du mal à survivre et 14 espèces sont menacées d’extinction comme le tigre de Malaisie, le rhinocéros de Sumatra et le calao à gorge claire. 10 000 indigènes sont aussi menacés.

La déforestation entraine aussi d’autres problèmes : des glissements de terrains, des dommages assez importants aux paysages, à la faune et à la flore, ainsi que l’ensablement des rivières en plus des inondations. Comme il y a de moins en moins d’arbres en Malaisie, la température augmente. C’est ainsi beaucoup plus difficile de maintenir la fraîcheur des lieux. De plus, la disparition des forêts entraîne beaucoup de famines parce qu’à la longue, un terrain qui a été déboisé n’est plus très bon pour l’agriculture. Aussi, comme il y a moins d’arbres, il y a plus de sécheresses, l’eau est plus rare et les maladies apparaissent.
Sur l’île de Bornéo, 70% des plantes qui y poussent sont bien pratiques, et bien spéciales. En effet, elles sont très utiles dans les traitements contre de graves maladies telles le sida, la malaria, et certains types de cancers. Elles sont toutefois menacées de disparition à cause de la déforestation. La forêt tropicale humide de l’île de Bornéo couvrait en 1985 plus de 74% du territoire. En 2005, cette forêt ne couvrait plus que 50% du territoire, une grande perte, surtout si on se rend bien compte que ces plantes sont extrêmement importantes du côté de la recherche médicale.
Les causes

On ne peut pas dire que les gouvernements ont à cœur l’environnement de leur pays, ou en tout cas, ils n’en ont pas l’air. Le ministre de la province de Perak a déclaré : « Il n’y a aucune façon pour nous de faire cesser l’exploitation forestière. C’est la base de notre économie. » En effet, le bois fournit plus de 10 000 emplois et il y a d’importants revenus pour l’État. Mais l’économie n’est pas tout, il serait peut-être temps de penser à notre environnement, et pas juste au profit que cela occasionne. On peut toujours trouver des solutions pour régler ce genre de chose.
Il n’y a pas que la Malaisie qui a des problèmes de déforestation : on compte plusieurs pays tels que l’Indonésie, le Brésil, l’Amazonie, la Chine, l’Inde, le Pérou, l’Australie, etc. L’Indonésie, un pays proche de la Malaisie, allume souvent de grands feux pour défricher les forêts et ces feux deviennent souvent incontrôlables. Le problème, c’est qu’à cause de ces feux, l’air se sature assez vite, et pollue ainsi l’atmosphère de la Malaisie et des pays environnants. Si tous les pays défrichent ainsi leurs forêts, le peu d’arbres que nous aurons ne pourra plus produire suffisamment d’oxygène. Heureusement, ce ne sont pas les arbres qui produisent la majorité de notre air, mais les algues des océans. Ce n’est toutefois pas une raison pour continuer de polluer notre environnement.
Que faire ?
La Société malaisienne de protection de la nature a lancé une campagne contre la déforestation dans la province de Perak située dans le nord de la Malaisie. Cette campagne de six mois a pour but de récolter plus de 50 000 signatures. On espère ainsi convaincre le gouvernement de faire arrêter toute exploitation forestière et de préserver la forêt. Mais si les arbres sont la base de l’économie de ce pays,il faudra probablement bien plus qu’une pétition pour faire changer d’avis le gouvernement.
Il faudrait penser à la solution parfaite dont bénéficierait à la fois le gouvernement, la nature et les gens désirant un emploi. Par exemple, chaque fois qu’on enlève un arbre dans les forêts de Malaisie, deux ou trois arbres pourraient être replantés. D’autres emplois pourraient facilement être créés. Ainsi, le gouvernement ferait quand même des profits et des centaines de travailleurs auraient un emploi. La faune et la flore de la Malaisie seraient en quelque sorte protégées tout en procurant aux gens emplois et salaires. Ce serait une solution assez simple et très pratique.
Nous pouvons aussi nous pencher sur les différentes manières pour couper les arbres. La coupe par bande, par exemple, consiste à couper des rangées d’arbres et à en laisser d’autres intactes. Une autre méthode consiste à couper seulement les arbres matures et protéger les plus petits. Ainsi, cela permettrait de créer des « cycles » qui feraient en sorte de toujours avoir un renouveau.
La déforestation peut donc être évitée.
Alexandra Pilon