Transports en commun
Niko Steinhaeusser et Simon-Pierre Gagnon. 2024.
Des problèmes
De nos jours, la plupart des gens qui vivent dans les pays riches utilisent leur propre voiture comme principal moyen de déplacement. L’automobile est un domaine qui ne cesse de se développer grâce à différentes avancées technologiques. Par exemple, l’amélioration des systèmes de freinage a augmenté de façon significative la sécurité des véhicules. Ces avancées contribuent à encourager les gens à se procurer les plus récents modèles. Mais est-ce une bonne idée ? Et, pendant ce temps, on oublie l’importance des transports en commun. La préservation de notre environnement et de notre santé devraient être au cœur de nos réflexions à ce sujet.
Émissions de gaz à effet de serre
D’abord, on doit reconnaitre les problèmes que les voitures génèrent pour l’environnement. Les voitures à essence et diesel émettent du dioxyde de carbone, qui contribue aux changements climatiques, mais également d’autres polluants, tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques. L’automobile est l’une des causes principales de la pollution atmosphérique. D’après un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, le secteur des transports représente environ un quart des émissions totales de dioxyde de carbone de l’Union européenne en 2019. Parmi ces émissions, 71,7 % étaient attribuables au transport routier. Bref, l’auto est l’un des principaux enjeux en ce qui concerne les gaz à effet de serre.
Consommation de ressources naturelles
De plus, les voitures ont un impact important sur notre consommation de ressources naturelles. Effectivement, ces véhicules mangent beaucoup de matière première. La quantité de matière dont on a besoin pour construire une seule voiture est énorme. Une étude du Commissariat général au développement durable de France (CGDD) évalue qu’il faut 30 000 litre d’eau douce, 3 à 4 tonnes de minéraux métalliques, 2 à 3 tonnes de minéraux non métalliques et 2 à 3 tonnes de combustibles fossiles pour construire un seul véhicule.
Occupation de l’espace
Finalement, l’augmentation de la demande d’espaces pour les véhicules représente également un problème. En effet, parce que le nombre de véhicules est en croissance constante, le manque de places de stationnement disponibles fait en sorte que les gens doivent parfois rouler pendant de longues périodes avant d’en trouver un. Ceci provoque non seulement des embouteillages, mais aussi de la pollution, augmentant ainsi nos émissions de gaz à effet de serre.

Solution
L’incitation à utiliser davantage le transport en commun est une solution à privilégier. Le Japon est un exemple à suivre à ce niveau. Leur mode de vie encourage beaucoup le transport en commun comme moyen principal de transport. Des statistiques démontrent que 61% des étudiants et 57% des travailleurs japonais utilisent comme moyen de transport principal le transport public, tandis que seulement 11,1% des Québécois l’utilisent. Ils ont mis en place un système de trains très efficace, le Shinkansen. Ce système de trains relie les villes principales du Japon. Cela fait en sorte que les déplacements sont faciles et moins polluants. Les trains peuvent libérer jusqu’à 50 fois moins de CO2 que les voitures par personne. De plus, ces trains se déplacent à très grande vitesse. Les vitesses peuvent atteindre 320 km/h. En somme, le Japon offre un exemple inspirant de promotion du transport en commun favorisant la durabilité et la rapidité des déplacements.
Une autre solution, favorisée par le mode de vie japonais, c’est simplement l’utilisation du vélo ainsi que la marche. Cela est bon pour la santé et permet de préserver une bonne condition physique. En Japon, la culture encourage fortement ces modes de déplacement pour plusieurs raisons. Les villes japonaises sont souvent très compactes, alors les pistes cyclables sont relativement courtes et donc plus faciles à parcourir à vélo ou à pied. Cette approche est également présente dans certaines villes du Québec. Ainsi, à Montréal, on peut louer un vélo pour 5 dollars et y avoir accès pour quelque heures ou une journée entière. De plus, les infrastructures japonaises sont faites pour faciliter la circulation des cyclistes. Les pistes cyclables y sont très nombreuses.

Conclusion
En résumé, le changement climatique est un problème qu’on doit prendre au sérieux. La multiplication des voitures entraîne des émissions de plus en plus importantes de CO2 dans l’atmosphère. L’énorme quantité de matières premières pour créer une seule voiture est immense et la recherche d’espaces de stationnement par les automobilistes est une source additionnelle de pollution. Mais on ne doit pas se décourager! Il y a différentes solutions qui nous permettent de préserver notre environnement : encourager les transports en commun et prioriser le vélo et la marche comme principaux moyens de transport.
Références :