Un monde sans pétrole

Publié le 4 mai 2018 par

Julien Bibeau / Anthony Wiltshire (2018)

Un monde sans pétrole

Le pétrole est une ressource très polluante utilisée et consommée partout sur la planète en trop grande quantité. Cela fait maintenant plus d’un siècle que nous exploitons le pétrole de façon irresponsable. Les automobiles, les camions et toutes les machines à combustion qui brûlent du pétrole ou du gaz tel que le propane sont une cause importante de la surexploitation des combustibles fossiles. En 2007, nous avons dépassé le milliard d’automobiles et, si la tendance se maintient, en 2050 environ, trois milliards de voitures seront en circulation. Au total, 35% des émissions globales de gaz à effet de serre sont causées par le secteur des transports. De plus, le pétrole est la principale cause de la guerre dans plusieurs pays d’Asie tels que l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Irak, l’Iran, le Liban et bien d’autres. (Guerre Pétrole) Cette ressource est au cœur de beaucoup trop de problèmes et de tensions.

Depuis des années, on découvre de nouvelles technologies innovatrices qui ont pour but de remplacer les voitures à combustion : les véhicules hybrides et électriques avec des batteries au lithium-ion.  Pou remédier à cette situation, les voitures électriques peuvent  représenter une très bonne solution, malgré les prix souvent élevés. Cependant, si votre électricité provient d’une centrale au charbon ça ne sert absolument à rien d’avoir une voiture électrique. Ces technologies doivent donc être accompagnées de sources d’électricité plus respectueuses de l’environnement, comme au Québec, où notre système d’hydroélectricité procure de l’énergie beaucoup plus propre.

Depuis quelques mois, un nouveau prototype de véhicule est testé, une voiture électrique fonctionnant avec une batterie remplie d’eau salée. Cette nouvelle  technologie repose sur les mêmes principes que la batterie à flux ou batterie Redox.  Elle est constituée d’une pile à combustible et d’un accumulateur électrochimique. La Nasa a utilisé des batteries à flux dans les vaisseaux spatiaux. Cette technologie des années 1970 fonctionne à partir de deux liquides ioniques, l’un d’eux chargé positivement et le second chargé négativement. Les deux liquides sont séparés dans deux réservoirs. Les liquides alimentent ensuite tous deux une batterie Redox qui assure la génération d’électricité. La batterie contient deux espaces de stockage, séparés par une membrane semi-perméable. Cette membrane laisse passer les protons de manière à créer un courant électrique. Grâce à ce système basse tension de seulement 48V, la voiture devrait avoir une puissance d’environ 80kW/108ch, suffisante pour passer de 0 à 100km/h en quelque cinq secondes et devrait atteindre une vitesse de pointe de 200km/h. L’autonomie de cette batterie serait de 1000 km, sa capacité massique (énergie stockée selon la masse) serait cinq fois supérieure à la batterie lithium-ion qu’on retrouve dans les voitures électriques actuellement utilisées sur Terre.

Source

Pour conclure, les électrolytes qui rempliront ces batteries seront fabriqués à partir d’eau salée, donc pas besoin de puiser dans nos petites et limitées réserves d’eau douce. De plus, puisque c’est un système basse tension de 40V c’est beaucoup plus sécuritaire, il y a beaucoup moins de risques d’être électrocuté lors d’un accident ou d’une réparation. De plus, ce système est beaucoup plus rapide à charger qu’un système lithium-ion, on a seulement a changer les liquides et le tour est joué.

Finalement, cette technologie simple et très efficace est remplie de point positifs. Elle représente une solution alléchante à beaucoup de  problèmes. Bientôt, les stations-service pourraient ne plus vendre d’essence, mais de l’eau salée.

Références :

Pétrole

Guerre

Hydroélectricité

Voiture électrique

Batterie redox