Un mur protecteur
Publié le 25 avril 2021 par
Etienne Ranger et William Lescelleur (2021)

Réchauffement climatique
C’est quoi un réchauffement climatique? C’est tout simplement la température de la planète qui se réchauffe à cause de la modification de la composition de l’atmosphère terrestre par l’augmentation des gaz à effet de serre (CO2 et CH4 principalement).
Les changements climatiques ont, par le passé, été causés par différents facteurs : des cycles solaires, des météorites ou encore des volcans. Malheureusement, actuellement, c’est l’humain qui en est la cause. La température de la Terre ne cesse de croître depuis la révolution industrielle. Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà importantes. On peut, par exemple, penser aux feux de forêts qui ont eu lieu en Australie en 2019-2020. Ils ont détruit un total de 186 000 km2 de forêts, causant la mort de 34 personnes par les flammes et de 445 morts par inhalation de la fumée toxique. De plus, 1,25 milliards d’animaux y ont perdu la vie.
On peut également penser aux ouragans dont la fréquence a doublé en 100 ans et aussi à la fonte des glaciers qui contribue à la montée du niveau des océans. Par exemple, le glacier Pine Island en Antarctique perd 2 536 783 litres d’eau par seconde. Cette eau se déverse dans l’océan, risquant de produire des inondations dévastatrices sur les côtes des continents.
Existe-t-il des solutions permettant de ralentir la fonte d’un glacier ?
Un mur océanique
Un groupe international de chercheurs en géo-ingénierie ont récemment publié une piste de solution. La construction d’un mur sous-marin pourrait faire en sorte de maintenir les glaciers dans un état qui empêcherait leur fonte en les isolant des courants d’eau plus chaude. Ainsi, l’énergie thermique serait transférée au mur avant de pouvoir se rendre aux glaciers.
Connaissez-vous le glacier Thwaites qui se trouve dans l’Antarctique occidental? Ce glacier a environ la même superficie que la Floride. Sa fonte est déjà responsable de 4% de l’augmentation du niveau des mers depuis 1990. S’il venait à fondre complètement, le coût des conséquences engendrées serait catastrophiquement élevé, car des infrastructures importantes seraient détruites par la montée des eaux.. Oui le coût des murs risque d’être élevé, mais sûrement moins que celui imposé par la fonte des glaciers.
La construction du mur
Un tel mur , en forme de butte, devrait avoir une hauteur de 300 mètres. De 0,1 à 1,5 km3 de sable, de gravier et de pierres seraient nécessaires à sa construction. Le mur devra aussi avoir une épaisseur d’au moins 50 mètres pour qu’il puisse résister au poids du glacier. On évalue que, grâce à la construction de ce type de mur, la probabilité d’éviter l’effondrement d’un glacier comme le glacier Thwaites serait d’environ 30 %. Cela peut sembler faible, mais, compte tenu des impacts possible, ça pourrait en valoir la peine.
Sauver une partie de nos continent ou en perdre une partie à jamais?
Les gouvernements travaillent déjà à trouver des solutions pour faire face à la crise climatique, mais il faut agir plus rapidement. Nous risquons de perdre des territoires peuplés et d’autres qui pourraient servir à l’agriculture. Nous risquons aussi de perdre des endroits propices à l’établissement de futures générations. Alors quelle seront les décisions de l’ONU et des gouvernements ?
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