Un problème plus près que l’on pense..

Publié le 13 mai 2018 par

Gabrielle Morel & Laurence Tremblay (2018)

          Les ours polaires

Depuis quelques années, nous savons que l’état de notre planète ne fait qu’empirer d’un point de vue environnemental. Un exemple qui est très flagrant est le pourcentage d’espèces en voie d’extinction qui ne cesse d’augmenter à cause de notre mode de vie malsain envers l’environnement, ce qui provoque, entre autres, une augmentation de la quantité de gaz à effet de serre. Dans la dernière édition de la liste rouge mondiale, nous pouvons voir que sur les 91 523 espèces étudiées, 25 821 sont classées comme étant des espèces menacées. À ce rythme, au début des années 2100, le 2/3 des espèces animales pourraient avoir disparu. Certains peuvent penser que cette situation ne concerne pas notre pays,  le Canada. Cependant, en jettant simplement un coup d’œil au nord du pays, nous pouvons constater que les ours polaires subissent déjà les conséquences des changements climatiques.

En effet, leur territoire est entièrement constitué de glace des mers et celui-ci ne cesse de rétrécir puisque la température terrestre augmente. Des études démontrent que la couverture de glace de l’océan Arctique a diminué de 15%, avec une diminution de 25% du niveau minimal annuel en septembre. De plus, l’ours polaire se nourrit en chassant principalement le phoque ce qui se fait sur la surface des glaces de mer et cela commence à devenir impossible pour eux suite au rétrécissement de leur territoire.

En outre, la fonte de la banquise ne créé pas seulement un problème du point de vue alimentation, mais aussi pour la reproduction et les déplacements. Lorsque la femelle est en période de gestation ou dans le début de la période de lactation, des réserves énergétiques importantes lui sont nécessaires. Elle doit donc se nourrir.

De plus, lorsque les ours polaires sont exposés à des polluants, comme les produits chimiques organochlorés, la capacité de leur organisme à se protéger et lutter contre les maladies est réduite, ce qui n’aide pas non plus à leur survie.

La question à se poser est : que pourrions-nous faire pour diminuer les impacts de cet énorme problème?

Source

En effet, pour contrer tout cela, plusieurs solutions sont envisageables. Avant de vous parler d’avantage des ces solutions, laissez-nous vous faire part de quelques statistiques. Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) dit que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 70% entre 1970 et 2004. Par exemple, on observe une hausse de 145% pour le secteur de l’énergie, de 120% pour les transports, de 65% pour l’industrie, de 27% pour l’agriculture et, finalement, de 26% pour le secteur du bâtiment. Voilà pourquoi il est temps de changer les choses. Voici quelques moyens qui pourront vous être utiles.

Tout d’abord, nous pouvons acheter des produits locaux. En effet, en consommant des produits provenant de d’autres pays, la distance qui sépare ces produits des consommateurs est très grande, ce qui demande de brûler une plus grande quantité de pétrole pour le transport. Ceci augmente, du même coup la production de gaz à effet de serre, mais aussi d’oxyde d’azote, de monoxyde de carbone et de particules fines responsables de la pollution de l’air.

En contrepartie, si vous achetez des produits locaux, la distance qui sépare le produit de son consommateur est beaucoup plus petite. Les impacts liés au transport de cette marchandise seront automatiquement réduits. Il est possible de repérer les produits locaux en regardant leur emballage. Souvent, la provenance sera inscrite sur le dessus de l’emballage et pourrait être accompagnée d’un petit logo de l’entreprise locale.

 En deuxième lieu, il est possible de supprimer ou d’ajouter des petits gestes à notre routine afin de réduire notre consommation d’essence. Le fait seulement de ne pas laisser le moteur de notre voiture en marche lorsque nous attendons sur la route, d’éviter de démarrer le véhicule trop longtemps d’avance, ou d’utiliser d’avantage les transports en commun pourrait déjà faire une grande différence.

Il est temps pour nous d’agir, car ce problème n’indique rien de positif pour notre futur ainsi que pour la santé de notre planète.

Références:

Équiterre

Cheminement

Universalis

Ademe

Liste rouge

Votre impact

Istvan

Planetoscope